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LE GRAND BAZAR
Ce n’est ni un simple édifice, ni une bâtisse, ni un marché, ni un quartier, mais au pied d’une ville, un agglomération urbaine à part, avec ses ruelles, avenues, rues et portes des échoppes.
Des labyrinthes, des couloirs s’entrecroisant, complètent ce monde toujours curieux à explorer.
La parte dite <<Bedesten>> fut construite en 1461 sous Mehmet le Conquérant. Soliman le Magnifique, Mehmet IV et Mustafa II, l’ont soit agrandi, soit élargi ( 1651 à 1701), à la suite de séismes ou d’incendies, ayant provoqué de telles restaurations ou autres agrandissement, par nécessité.
A la suite du grand tremblement de terre de 1896, le Grand Bazar très endommagé subit une sérieuse réparation; en 1954, ravagé partiellement par le feu, il fut encore remis en état. Ces restaurations successives, les fluctuations de la vie sociale et économique, se sont fait sentir dans le mode d’existence du <<Grand Bazar>>. Des murs, des arcades, des coupoles, qui formaient autant de <<satellites>> de chaque échoppe ont été transformés, abattus, modernisés par des vitrines munies de lumière au néon et brisent pour ainsi dire l’aspect antique de cet immense <<marché couvert>>.

Voici quelques renseignements, agréables à savoir sur le Grand Bazar: En 1880, d’après un recensement d’alors, le Grand Bazar poosédait dans son enciente 2 Bedesten, 4399 boutiques, 2195 chambres et chambrettes, 1 hamam, 1 mosquée, 12 chambres blindées pour conserver les objects précieux, 10 oratoires 2 fontaines, 1 fontaine réservoir, 16 postes d’eau potable, 8 puits à l’usage des pompes à incendie, 24 hans et 1 école.
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Les métiers exercés sous cette immense ville à voûtes, étaient nombreux et variés. Certains ont disparu, d’autres demeurent, dispersés selon leur profession dans les artères qui portent le nom du métier exercé: les Kavoukjis (fabricants du couvre-chef ancien), les marchands du fez; les tailleurs, les marchands de mouchoirs, les fourreurs, les tanneurs, les peaussiers, les rapiéceurs (steppeurs), les couturiers, les tapissiers, les fabricants de sangles, de sacs, les drapiers, les débitants de tissus pour doublures; les peintres, dessinateurs sur étoffes, les matelassiers, les sabotiers, les vernisseurs, les mirotiers, les doreurs, les enfileurs de chapelets, les changeurs de monnaies, les joilliers, les nattiers, les fabricants de fauteuils, de tentes, les graveurs, scuplteur... ect.
MARCHE DES BOUQUİNİSTES
Il y a vingt ans, toutes ces échoppes étaient construites en bois, selon le style de la vieille époque; le feu les a ravagées et elles ont été remplacés en partie par des nouvelles. Il est possible d’y découvrir toute une documentation sur la vieille Turquie, parmi les ouvrages rassemblé sur ce marché aux livres manuscrits de toutes sortes; Corans avec dessins de fleurs marginales, livres d’histoire souvenirs et récit de voyages sont amassés sur des étagères en bois, des sellettes, ou encore étalés dans les vitrines ou en dehors d’elles.
On peut sortir par l’arrière de la mosquée de Beyazid et en gravissant quelques marches encore, on quitte le Marché aux Bouquinistes.
L’endroit derrière la Mosquée de Beyazid est un lieu calme, plein de souvenir histoirques. A droite de la place, derrière une grille, précédée d’un jardin se trouve une bibliothèque publique, renfermant les plus précieux ouvrages parmi ceux contenus dans les 15 bibliothèques de la métropole.
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