LA COLONNE BRÛLEE
A l’époque de Byzance, la ville comptait en abondance de telles colonnes. Depuis Constantin jusque Justinien, tous les grands empereurs avaient planté leur effigie sur une colonne.
Un peu plus en avant, près de l’emplacement actuel de l’université, place de Beyazıt, on voyait la colonne de Theodose II, ainsi que sa statue demeurées célèbres.
Près de la mosquée de Cerrah Paşa à Aksaray et à l’entrée de Sainte Sophie, on remarque respectivement les colonnes et les statues d’Arcadius et celles de Justiniaus.
Cette colonne est un des premiers monuments érigés dans la cité: elle fut érigée en l’an 325 de Christ. A la mort de Constantin, on édifia une chapelle près de ce monument en la dotant à l’intérieur d’une effigie en bois d’Athénea, rescapée de Troie, du bâton biblique de Mose, qui servit à faire jaillir l’eau d’un roc aride, de la hâche du Patriarche Noé et 7 morceaux du pain bénis par Jésus. Ainsi, on y avair réuni des souvenirs vrais ou faux appartenant aux périodes païennes, juives et chrétiennes. La tête de Constantin surmontant la colonne, était coiffée d’une auréole et les rayons sur ceux d’Apollon. Des clous, ainsi qu’un morceau de la Croix, auraient été insérés dans cette colonne. Theodose II pour renforcer ce monument l’entoura de fer, en 1105 une tempête abbattit la statue, ce qui provoqua la mort de plusieurs personnes qui se trouvaient aux alentours.
Manuel Comnenos remplaça la statue abbatue par le chapiteau d’une autre colonne qui était surmontée d’une croix et y fit sculpter une inscription de circonstance.
Cependant bien plus tard en 1779, un incendie consumma presque ce monument, que le sultan Abdül-Hamis I, alors règnant, consolida et renforça au moyen d’immenses colliers en fer,comme il se présente encore actuellement.
VEZİR HANI
En face de la susdite colonne, sur le même plan et à droite, s’élève un han: le <<Vezir Hanı>>, qui hébergeait les Vizirs et les gouverneurs des provinces qui s’étalaient sur trois continents, à leur venue à Istanbul. C’était un hôtel en quelque sorte affecté à leur séjour dans la capitale où se rassemblaient les gens de leur suite. Une section spéciale leur était réservée, y compris aussi des salles avec des cheminées, des écuries, avec mangeoires et abreuvoirs pour les cheveaux... voilà ce qui était le <<Vezir Hanı>>, dont le souvenir seul rappelle la physionomie si particulière des temps qui ne sont plus. L’arrière de ce bâtiment était aussi étendu que l’emplacement occupé par le Mausolée du Sultan Mahmut.
Ce vieux han délabré est occupé de nos jours par différents petits artisans.
En face de la colonne brulée et sur l’emplacement d’un cinéma actuel, il y avait le Han destinés aux ambassadeurs étrangers; <<Elçi Hanı>>. Avec Vezir Hanı en face, tous les deux comptaient deux établissements touristiques du capital ottoman.
MOSQUÉE ALİ PAŞA
Toujours sur la gauche de la colonne brulée, on remarque dans un angle une petite mosquée ancienne et de type classique: elle fut bâtie en 1497 par l’Eunuque Ali Paşa, vizir de Beyazid II, fils du Sultan Mehmet, le Conquérant d’Istanbul. Ne vous fiez pas à la dimension miniscule du sanctuaire: une école de théologie, un masolée, une école de garçons étaient contenues dasn ce petit centre de civilisation. Cette mosquée est dénommé Mosquée des Travailleurs de Nacre, car il y avait antérieurement dasn ses environs des artisans spécialisés dans l’emploi du nacre.
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