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LES ILES ET TOUT SPECİALEMENT, BÜYÜK ADA
Toutefois, le passé n’a pas manqué de laisser son empreinte en ces îles si porches d’Istanbul. Les premières îles, en les regardant de la côté asiatique et en partant d’Istanbul sont: Kınalı, Burgaz, Kaşık, Heybeli, Büyükada et Sedef; le second rang de cette parure, comprend Sivirada, Yassıada et Tavşan Adası. Cependant, en direction de la station thermale de Tuzla sur la côte d’Asie, face aux îles, on compte, parsemés, ici et là, deux à trois îlots d’importance secondaire.
Quand on étudie le rôle de ces îles au cours des périodes historiques révolues, on apprends qu’elles ne comptaient pas âme qui vive à part de nombreux monastères, géôles et quelques demeures à l’apparence de fortins, qui s’élevaient sur ces terres, entourées par la mer. Om a pu supposer, en remontant dans les périodes antiques de l’histoire, que c’est sous Constantin, le fondateur de l’Empire Romain d’Orient, que les premiers êtres humains foulèrent de leurs pieds le sol des îles.
Mais sur le faite de l’île du Burgaz, on lit une inscription funéraire en latin, indice qui révèle qu’à l’apparition de Constantin, les nombreux temples païens romains, se trouvaient édifiés en ces lieux avant la construction des sanctuaires chrétiens.
L’histoire de Byzance, ne siganle la présence dans les îles de monastères, qu’au VIème et VIIème siècles de notre ère.
Au début du IVème siècle, Constantin le Grand, exila dans l’île Grande, l’archevêque arménien Nerses et tous les personnages de sa cour épiscopale.
En l’année 569, Justinien II, Empereur de Byzance, fit édifier à Büyükada (Prinkipo, son nom original), un palais et un couvent. Ce fut le premier couvent sité dans l’histoire.
L’exil du prélat arménien à Büyükada, donna ses fruits, car depuis, les visites obligatoires de la gent noble s’accurent, ce qui donna lieu à l’appellation des <<îles des Princes>>, à l’ensemble de ce groupement de terres entassées dans les eaux de la Mer de Marmara.
En 637, l’Empereur Hérakleios, se méfiant de son fils Attalariki, qui allait se révolter, le bannit dans une des îles, Justinien y fit mettre sous observation, en 657, le patriarche Eutykios, avant de le reléguer à Amasya.
En 765, lors du mouvement des icioclastes, l’Empereur Constantin V. Koproninos y exila le patriacge Constantin II; par la suite, il le livra au jugement du peuple.
Mais celle qui donna le plus d’éclat à ces lieux, fut l’Impéatrice Irene de bzyance, qui règna entre 792 et 802. Cette créature avide et ambitieuse, parmi toutes ses congenères, y fit deposes en 797 son fils, pour le remplacer sur le trône; cependant, Le Pape, qui en ces temps là,disposait d’une puissance universelle, ne reconnaissait pas la qualité de souveraine règnante à Irène, les choses se gâtèrent et Charlemagne, l’omnipotent, tira profit de cet imbroglio... car, il n’y avait alors d’Empereur règnant que celui de bzyance, dans le monde. Charlemagne porfita de ce différent surgi entre le Pape et une femme pour recevoir le titre d’Empereur.
Le règne d’Irène, comme on le voit, ne fut pas de très longue durée et se termina par son envoi en exil. Après qu’elle eut indiqué le lieu où était caché son trésor, elle fut refoulée bien loin au delà des Dardanelles. Plusieurs prêtres, impliqués dans le mouvement iconoclaste, furent à leur tour exilés dans les îles entre 726 et 842.
En 960 les îles furent la proie de pirates.
Les Byzantins qui avaient entrepris une croisade pour exterminer les musulmans et qui nourrisaient l’idée d’un massacr général, ne furent pas épargnés par les Latins, qui s’emparèrent également des îles. Mais des milliers de Latins se réfugiaient dans ces îles, cependant que le manque d’eau les incita à détruire et à démolir les monastères des îles, puis, ils allèrent se refugier dans les îles de la Mer Egée.
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En 1204, la quatrième et fameuse croisade, ainsi que le Duc Dandola, le fameux vénitien, nettoyèrent les îles. En 1302, les pirates crètois s’en eparèrent et firent des prisonniers du restant des habitants des îles. Les Turcs apparurent en 1412 dans les îles et même y livrèrent autour d’elles un combat naval.
Lors du siège d’Istanbul en 1453 par les turcs, et douze jours avant la chute de la ville, 30 vaisseaux de guerre (Kadırga) turques, prirent possession de toutes les îles. Le pillage dont elle furent l’objet, y affaiblit considérablement la vie monastique. Après la conquête de la cité par Fatih, le Conquérant, les monastères recommencèrent à s’animer. Le calme et la quiétude y règnèrent pendant 513 ans.
Le développement, les progrès, réalisés dans les îles, sont le fruit de la sage administration turque qui a de plus parfaitement assuré les relations et les communications entre les îles et la métropole, surtout au cours des derniers siècles.
Le premier navire à vapeur qui fendit les eaux de la Corne d’Or, était de provenance anglaisr; il fut mis en service en 1828. Avant cette date, les caïques dit des moines, partant des rives de Tophane, maintenaient la liaison avec les îles. Le premier service de caboteurs entre Istanbul et les îles, fut inauguré en 1846. un ouvrage édité en 1916, indiquait que la population des îles s’élevait à 1200. Une partie de ces habitants étiat constituée par les citadins et les étrangers qui y venaient pour la saison estivale.
En 1865, la population insulaire s’éleva à 6000, en 1900, elle attignit le chiffre de 12000. Au recensement effectué au cours de l’hiver de l’année 1960, on enregistra, après défalcation du nobre des estivants, le chiffre de 20.000 habitants.
Les premiers caboteurs assurent la liaison entre la ville et les îles, ne se faisaient nullement remarquer par leur vitesse.
Ces facilités de liaison, commencées au début du XIXème siècle, furent assurées à la faveur d’un clan indigène, qui se livra à l’importation et l’exportation de marchandises entre Turquie et Europe et chosit les îles pour lieux de villégiatures et de repos.
Les îles qu’on voit aujourd’hui, sont autant de paradis de délices; la <<terra rosa>> est propice à la culture de plusieurs sortes de plantes et de fleurs. Il suffit de signaler quelques unes: les térébinthes embaument la nature avec l’arôme incomparable de leurs résines, les arbres à mastic, les pistachiers et autres conifères aux branches verdoyantes, hiver comme l’été, pulvérisent l’odeur caressante qui se dégage de leurs sèves: magnolias, lys, lilas, œillets, envoient leurs parfums dans l’atmosphère, sans oublier les champignons, tapissant le sol.
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