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MUSÉE DE LA VİLLE
En passant sous les arches de l’aqueduc des Valens, on aperçoit un agréable ensemble architectural, avec des petits dômes de marbres blancs, des fenêtres grillagées aux ferronneries entrelacées et un bassin (sebil).
Jadis, il y avait ici une école, fondée par une personalité du nom de Gazanfer Ağa; elle est une œuvre classique turque. Ce Gazanfer Ağa, a eu une vie doulourese. Selim II, fils du Législateur, l’avait emmené dans sa suite en venant de Kütahya et se l’attacha à son service, avec l’intention de lui confier une charge dans son Harem. Mais à cette époque, il n’était d’usage que d’utiliser l’assistance des nègres dans le gynecées. Gazanfer de son propre gré, quoique de race blanche, se fit castrer et gravit ainsi les divers écelons pour parvenir au rang de Has Odabaşı (Portier spécial de la Cour de Harem). En l’année 1603, s’étant cependant mêlé à la politique, il subit de ce chef la peine capitale.
Il aimait les lettres et les savants et on lui doit pas mal d’œvres charitables. Son mausolée se trouve à droite. Une fois passé le portail de son école, un bassin raifraîchit la cour. Des arcades dont les baies sont fermées par des encadrements vitrés, servent, grâce à leur profondeur, à installer dans les pièces communiquantes, l’ensemble de la collection des objets formant la musée de la ville. Ce bâtiment historique fut inauguré comme musée en 1946, après avoir subi des réparations essentielles au cours de l’année précédente.
Les salles de gauche sont réservées aux paysages du vieil Istanbul et à des vues s’y rapportant. Les plans et les maquettes sont placés dans une section suivante; on remarque la reproduction du fameux tableau du Fatih par Bellini. Dans une autre pièce sont classés les règlements, normes et disciplines des diverses sectes musulmanes; les costumes et autre accessoires vestimentaires de derviches, bonnets, cannes ect... y sont exposés. La partie arrière du musée renferme les porcelaines portant les images disrinctes de la Manufacture de Beykoz et d’Istanbul; cristaux, verreries simples ou de couleur, sont mises en évidence.
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Toujours dans les salles de droite, sont exposés, différents objets: écritoires, chapelets, papiers à écrire, encriers divers, articles d peinture, taille-plumes, la plupart en nacre, en ivoire ou en écume de mer et d’autres en fer, en bronze ou en cuivre, des nécessaire à café, des tasses, des moulins, des articles pour les dentistes et autres accessoires à l’usage de différents métiers.
Une chambre est consacrée aux spectacles: l’historique KARAGÖZ, d’origine chinoise et importé chez les turcs par les premiers artistes du guignol turc. Toutes les marionnettes, jeux d’ombres turcs, avec leur décors, sont conservés également dans cette pièce. Ces silhouettes sont découpéees dans des peaux de chameaux et coloriées. Les dames, les beys dandies, le riche commerçant, l’ivrogne, le vagebond, le nain, le juif usurier, le génie, le changeur de monnaies, tous ces types, intimement liés à la vie turque et aux mœurs d’Istanbul, participent à des pièces humoristiques, souvent osées. Il défilaient à la lumière d’une bougie sur un écran, donnant aux auditeurs des leçons de philosophie où la critique.
Le spectacle des ombres débutait par une ouverture de musique orientale appropriée, suivie d’un prologue donnant un aperçu du sens philosophique du spectacle qui allait suivre.
Des fantoches et des modèles de l’Orta Oyunu, font suite à cette exposition.
Puis, y exposé, le premier piano introduit à Istanbul, en 1827, et de date plus récente, la première urne qui servit aux élections parlementaires de 1876.
Dans les corridors, des images des premiers uniformes des armées de mer et de terre, y ont pris place, avec d’autres oarures de vetêments militaires, placés dans les vitrines.
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