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Saint-Saveur-in-Chora: SON NOM
- Sur la conque du bêma: Anastasis. Auc pieds du Christ, le démon vaincu. Les portes de
- En-dessous: Le Christ assis sur le trône de sa gloire. A sa droite, Marie mère de dieu, à sa gauche, St. Jean-Baptiste des deux côtés, six apôtres, assis sur des trônes de juges. Derrière les apôtres, le chœur des anges.
- En-dessous du Christ l’autel entouré de chérubins sur lequel repose le livre de la vie. En-dessous est représentée la balance symbolisant le jugement dernier, puis une scène de pesée des âmes.
- Les âmes condamnées sont conquites en enfer, à gauche, tandis que le chœurs des élus se dirige vers la droite, pour rejoindre Abraham au paradis.
- Miracle de la résurrection de la fille de Jaïre (Ct. Matth. 9, 18-26, Marc 5, 21-43, Luc 8, 40-56)
- Résurrection de Lazare en Béthanie. (cf. Jean 11, 1-46).
- Le sein d’Abraham, symbole du royaume céleste et de félicité éternelle.
- En-dessous: La Vierge à l’enfant, debout.
- Sur la niche funéraire, à droite, côté chœur: 4 personnages représentant vraisemblement les défunts inhumés là.
- Sur l’arc: Le Chrsit, dans un médallion, flanqué de deux anges. Au-dessus, à gauche de Christ, St. Flore, dans un médallion, et à droite, St. Marc, également dans un médallion.
- St. Georges, debout, représenté sans cheval.
- Demetrius, saint et martyre.
- Théodore, saint et martyre.
- Sur la niche funéraire, à droite, côté narthex: Michael Tornikes et sa femme Eugénie, une nonne.
- Sur la voûte, au-dessus: Au centre le Christ flanqué de deux anges.
- Au-dessus, sur une bordure de pierre finement ciselée: l’épigramme de Makarois (Tornikes) et de son épuse Eugénie.
- A gauche de la niche: St. Théodore.
- A droite de la niche: St. Mercure.
- Sur le panneau, à côté: St. Protos et St. Sabas, puis un troisième saint non identifié.
- Portrait d’un saint non identifié.
- Au-dessus de la niche funéraire, à gauche, côté chœur: St. Bacchus dans un médallion.
- Au-dessus de la niche funéraire, à droite, côté chœur: un saint non identifié dans un médallion. Le nom est illisible.
- Sur la voûte, au dessus de la niche, côté narthex, à gauche: Le Christ, à sa gauche l’archange Rapaäl, à sa droite, l’archange Gabriel.
- Des deux côtés de la niche: saint dont les noms sont illisibles.
- Un peu plus à gauche: St. Samson.
- Dans l’angle: St. Mugrathe.
- Au centre de la coupole du parecclésion: La Vierge à l’enfant. (l’enfant lève les bras au ciel.)
- Entre les côtes de la coupole: douze anges représentant les douze chœurs des anges.
- Sur les quatre pendantifs de la coupole:
- -côté chœur, à gauche: St. Jean Damascène.
-côté chœur, à droite: St. Cosme, poète hymnographe.
-au fond, à gauche: St. Théophane
-au fond, à droite: St. Joseph, poète hymnographe.
Sur le tympan droit:
-côté chœur: David danse devant l’arche.
-au fond: L’Arche d’Alliance est trasportée sur le Mont Sion. Deux personnages tranportes les objects du culte.
- Sur le tympan gaucH
-côte chœur: Dieu apparaît à Moïse dans le Buissın Ardent. Moïse reçoit l’ordre de conduire le peuple d’Israéel hors d’Egypte. (cf. Exodus 3, 1-22)
-au fond: Jacob lutte avec l’ange. ( cf. Genèse 32, 1-33). Le songe de Jacob. L’échelle de Jacob (cf. Genèse 28, 12-22). A l’extrémité de l’échelle qui s’enfonce dans le ciel est représentée la Vierge à l’enfant. (Il s’agit là d’une interprétion selon le Nouveau Testament d’une épisode qui se rapporte à l’Ancien Testament.)
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LES MOSAIQUES
On a longtemps pensé que les mosaïques de l’église de Chora dataient de deux épouses différentes, une partie aurait été créée au cours du 12ème siècle, l’autre au cours du 14 ème.
Des études entreprises depuis permettent d’estimer que ces compositions d’un style assez homogène appartiennent dans leur ensemble, au 14ème siècle.
Les tableaux ocbstituent un fidèle reflet de la renaissance byzantine. Pour l’agencement des scènes, l’artiste a fait abstraction de règles préétablies. C’est en donnant libre cours à son inspiration qu’il répartit les scènes sur les espaces disponibles. L’interprétation des scènes et des personnages est caractérisée par la même insouciance à l’égard des normes à l’hiérarchie rigide se substituent la vie et le mouvement sans que soient pour autant reniées les tradition et les techniques classiques. Enc e qui concerne les costumes des personnages, par exemple, on retrouve la même somptuosité, les procédés et principes des œuvres mosaïstes de l’Ecole de Constantinople. Mais l’émotion de l’artiste est désormais sensible à travers ses œuvres. Il s’efforce de donner l’illusion de la vie et de la réalité.
Les plus belles mosaïques et les mieux conservées se trouvent dans le deuxième narthex. Ce sont celles-là qui s’écartent le plus du style classique byzantine du 11ème siècle. Ces compositions se distinguent par la richesse accrue du coloris et la plus grande souplesse du dessin. La rigidité des silhouettes se détachant sur fond d’or uniforme telle qu’elle apparaît dans les compositions antérieures est exclue. Parmi les premier historiens d’aucuns ont cru déceler une influence occişdentale dans cet art mosaïste spécifique du 14ème siècle.
Des thèse plus recentes, comme celle de Charles Diehl, réfutent, par contre, toute l’influence occidentale qui transparaitrait dans le traitement des ombres, les coloris très nuancés, le mouvement qui anime les personnages, bien que ce soient là des élements qui se retrouvent également dans le style occidental. Ces thèses affirment, au contraire, que les mosaïques de Chora sont les produits d’une renaissance indépendante, libre de toute influence, telle qu’elle se manifeste alors à Byzance. En effet, les mosaïques de l’église de Chora existaient déjà à l’époque où nacquit en Italie l’Ecole de Quattrocente.
Les mosaïques de Chora, créées au début du 14ème siècle, c’est-à-dire entre 1310 et 1320, corrspondent ainsi à une phase d’évolution particulière de l’art byzantin et présagent les formes et techniques ultérieures de l’art mosaïste: l’emploi de carreaux plus petits, le goût du détail pittoresque, la recherche d’effects de couleurs par l’assimilation des techniques de la peinture à l’huile ou de l’aquarelle, l’animation des compositions par le jeu des nuances et des couleurs. C’est de petits carreaux et de la couleur rose pour les visages; L’illusion de la vie, de la réalité est née.

Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’une optique nouvelle se fait jour à trabers ces mosaïques où les thès religieux classiques sont traités de manière vivante. Certaines de ces mosaïques paraissent tout impregnés de vie: l’esprit qui les anime a cessé d’être tourné exclusivement vers l’audelà; la vie profane perce désormais à travers les thès religieux. La récherche de l’idylle, la fantasie dans le traitement des costumes, le raffinement dans le choix des formes et des couleurs constituent les traits les plus marquant de ce renouveau artistique et caractérisent cette nouvelle tendance au naturalisme, avant le déclin.
Le tendance au lyrisme de l’art de la renaissance apparait nettement, par exemple, dans la mosaïque représentant Ste. Anne au jardin où l’artiste manie savamment le palette: des teintes différentes de vert pour les herbes et les arbres, des tons variés pour les oiseaux perchés sur les arbres.
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