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Saint-Saveur-in-Chora: SON NOM
Ce n’est qu’en 1511, bien après la prise de la ville par les turcs, que l’église fut trasformée en mosquée. La transformation de l’église en mosquée se fit sur l’ordre de Hadım Ali Pacha, grand-vizir de Beyazıt II, qui tomba la même année dans une bataille. Celle qu’il fit construire à ses frais, la mosquée Atik Ali Pacha, édifice de style classique turc, est située en face de la Colonne Brulée.
Pierre Gyllius fut le premier historien à explorer l’église après la prise de la ville par les turcs et à citer dans ses écrits. Dans son ouvrage rédigé en langue latine, il mentionne les revêtements de marbre mais ne fait aucune allusion ni aux mosaïques ni aux fresques dont seulement une partie avait été recouverte de bois depuis la conversion de l’église en mosquée.
Les revêtements en bois ont dû être retirés depuis cette époque comme le confirment des visiteurs chrétiens qui avaient été autorisés à pénétrer à l’intérieur de la mosquée et notamment le voyageur Dallaway qui avait visité la msoquee de Kahriye vers la fin du 18ème siècle et qui affirma que les mosaïques n’étaien point recouvertes bien que l’édifice servît de mosquée. Son témoignage parait digne de foi quoique sa description contienne une grave erreur, puisqu’il prète au bienfaiteur de l’église, Métochite, le titre d’empereur.
Les bâtiments conventuels désaffectés depuis l’époque ottomane se délabrèrent puis disparırent complètement. L’église, du fait de restauration y furent exécutés, notmamment après le tremblement de terre en 1766 lord fuquel la coupole s’effondra et l’église subit d’importants dégâts. De nouvelles dépendances furent créées à cette époque.
L’eunuque Hacı Beşir Ağa, mort en 1746, fondateur de nombreuses institutions de bienfaisante, y avait fait adjoindre une école ainsi que des cuisines populaires.
Dans la cour des cuisines populaires qui abritait dans la première moitié de notre siècle une école coranique, se dressait le mausolée d’Ebu Said Hadri qui apsse pour l’un disciple du prophète.
On peut apercevoir aujourd’hui ce mausolée à l’aile gauche de l’église, côté façade. Une fontaine se dressant à gauche de la porte d’entrée date de l’an 1669.
CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES
On pense que le premier édifice se réduisait à un narthex et une abside. Le pareccléson, le bastistère ainsi que les autres dépendances culturelles constituent des adjontions créées au fur et à mesure des divers travaux de restauration et de remaniements.
On remarque à partir de Justinien que le plan des basiliques se différencie très nettement du type romain auquel se substitue alors le plan basilical en forme de croix, à branches égales, surmontée d’une coupole centrale, flanquée de coupoles plus petites.
Métochite qui conféra à l’église l’aspect sous lequel elle se présente aujourd’hui n’apporta d’ailleurs aucune modification au plan de base de l’édifice central, et se contenta d’y ajouter des dépendances. Selon l’avis de certains historiens c’est ainsi que seraient nés le parecclésion ainsi que l’exonarthex.
Les modifications apportés à l’église durant l’époque où elle servit de mosquée consistent essentiellement dans l’adjonction d’un minaret ainsi que de diverses dépendances. Par ailleurs, les baies côté façade furent murées et les fresques et les mosaïques recouvertes.
Quelques siècles s’écoulèrent, puis, entre 1948 et 1958, Thomas Whittemore et Paul Underwood, sous l’édige du <<Byzantine Institute Inc.>> de Boston et du <<Dumbarton Oaks Center for Byzantine Studies>> entreprirent le nettoyage et la restauration des fresques et des mosaïques qui s’offrent aujourd’hui à l’admiration du visiteur dans toute leur pureté et toute leur fraicheur originelles.
Le monument est surmonté de six coupoles: deux surmontant le narthex intérieur, percées d’ouvertures et reposant sur des tambours, deux autres flanquant l’abside, puis la coupole centrale, égalament munie d’ouvertures et reposant sur tambour, et enfin la coupole couronnant le parecclésion, d’un diamètre de 4,50 (la seconde en importance).
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diamètre de 4,50 (la seconde en importance).
L’édifice couvre une surface de 27,5 x 27 m. La longueur du paracclésion est de 29 m. L’abside est percée de trois ouvertures. On notera avec quel soin ont été choisies er réparties les plaques de marbre multicolore ornant les panneaux intérieurs de l’église. Deux portes flanquant l’abside du chœur donnent l’accès à deux chapelles latérales surmontées d’une coupole et servant de baptistère. La porte de communication entre la nef de l’église et le narthex intérieur est large de 2 m. Ce narthex a une largeur de 4 m et une longueur de 18 m. La largeur de la porte de communication entre le narthex intérieur et l’exonarthex est de 1,70 m. Celui-ci compte du prolongement à l’une de ses extremités, côté parecclésion.
Le mur séparant l’exonarthex du coude donnant accès au parecclésiom a été supprimé et remplacé par deux colonnes de souteènement. Le même procédé a été employé, à deux reprises, côté parecclésion. Les baies ménagées dans la façade et qui descendaient à l’origine jusqu’au sol furent murées lors de la conversion de l’église en mosquée. Seules deux ouvertures de dimension réduites furent conservées dans la partie centrale de la façade.
Il ne subsiste aucun vestige des bâtiments conventuels. Le monument tel qu’il se présente actuellement se réduit à l’église augmentée des diverses parites venues s’y ajouter au cours des siècles. La partie la plus ancienne de l’église est celle constituée par la nef centrale surmontée d’une coupole érigée en 1120. des fouilles effectuées en 1948 ont permis de mettre à jour les vestiges de l’église construite en 1080 sur l’oerde de Marie Dukaena, belle-mère d’Alexis I Commène. La couche inferieure recèle des vestiges de soubassements qu’il est impossible d’attribuer à une église en raison de leur forme.
LE PARECCLESION ET LES FRESQUES
Le parecclésion (la chapelle funéraire) s’étend sur toute la longueur du bâtiment. Ses colonnes sont plus élancées, les chapiteaux plus fins. La partie centrale est surmontée d’une coupole percée d’ouvertures. Les murs ainsi que la coupole sont ornées de fresques qui constituent l’une des rares manifestatioıns de l’art byzantin conservée jusqu’à nos jours. Ces fresques, derniers chefs d’ovres de la renaissance byzantine sont contemporaines des fresques de Giotto qui ornent les églises de Padou, et en particulier la Capella della Serevegni.
On ignore à quel artiste il convient d’attribuer ces chef-d’œuvres. On a pu supposer que ces fresques sont l’œvre de jeunesse de l’artiste qui en 1378 créa celles de la cathédrale de Novgored (dite de l’Annoncation), le grec Théophore. Mais cela reste dans le domaine de l’hypothèse. Il est certain, par contre, que les fresques de Chora, de par leur qualité artistique, la richesse de leurs coloris, l’ampleur, la hardiesse et la viguer du dessin ne le cèdent en rien aux œuvres de Giotto.
Les fresques du parecclésion (chapelle funéraire):
- Sur la conque du bêma: Anastasis. Auc pieds du Christ, le démon vaincu. Les portes de
- Le Chritst, saisissant de la main droite le poignet d’Adam, de la main gauche le poinet d’Eve, tire les deux ancêtres de l’humanité hors de leurs tombeaux. (Symbole de la rédemption et de la résurrextion).
- A gauche: les justes de l’Ancien Testament: St. Jean Baptiste, David, Salomon, Moïse et les prophètes.
- Sur la zone inférieure de l’abside: six Pères de l’église, à droite: St. Basile, St. Grégoire, le Théologue, puis St. Cyrille, à gauche: St. Jean Crhysostome, St. Athanase, le troisième patriarche a pratiquement disparu.
- Au centre de la voûte: la fin du monde figurée par l’ange enroulant le parchemin de la voûte céleste.
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