L’Eyüp aujourd’hui même est un quartier qui appartiennent à un autre monde; il n’y a pas sur terre un lieu où l’architecture tombale ait atteint ce degré monumental et transformé en ville un cimetière.
Au marché de cette ville, on trouve encore les vieux artisanats turcs: les testi (gargelouttes) en terre peinte, les carafes en terre peinte.
La mosquée qui s’élève au milieu de la place est un lieu sacré de l’Islam. Ebu-Eyüp-el Ensari, était venu à Istanbul avec une armée arabe. D’après la légende, tant entré en parlementaire dans la ville, il fut tué par un flèche à sa sortie, est enterré là. 700 ans plus tard, lors de la conquête d’Istanbul par Mehmet II, le Hoca du Sultan, comme sous l’influence d’une révélation, découvrit l’endroit où était enterré le Saint. On creusa au lieu indiqué et on y découvrit le tombeau, le cercueil et les restes du Saint. Cette mosquée était la première mosquée bâtie à Istanbul par le Conquérant.
En 1800, Selim III, fit démolir la mosquée jusqu’à ses fondements, puis en exportriant les terres aux alentours, il refit bâtir la mosquée dans sa forme actuelle. Tout Sultan, en montant sur le trône, venait ceindre l’épée dans cette mosquée, selon une coutume de plusieurs siècles.
L’intérieur de la tombe du Saint que l’on peut visiter après avoir attendu son tour, avec ses faïences, sa pénombre et son ambiance étrange est plein de mystère.
Autour de la mosquée et partant dans toutes les directions, des milliers de tomes s’étendent. C’est ici que des milliers de personnages de l’Empire Ottoman, soldats, hommes politiques, poètes, sultans ou memebres de sectes religieuses, dorment de leur dernier sommeil.
Dans un coin de la mosquée, sous une coupole soutenue par quatre colonnes de marbre blanc et ouverte de chaque côté, repose Lala Mustapha Pacha, qui conquit au 16ème siècle l’île de Chypre.
CAFE DE PİERRE LOTİ
En haut de la pente d’Eyüp, se trouve sur un coin donnant une vue tout le panorama, un café de style oriental. C’est là que l’écrivain franöais, Pierre Loti, chaque fois qu’il débarquait à Istanbul, venait contempler l’aqueduc du Haliç, Eyüp et ses jardins de tombes, els grands tombeaux et la silhouette d’Istanbul qui se profile dans le lointain. Actuellement, ornée avec le portrait et les livres de l’écrivain, la maison en bois a été gardée telle qu’elle était du temps de Pierre Loti.
Les flancs de la montagne sont couverts de cyprès, de verdure; les rives bordées de yalis en bois qui se reflètent dans l’eau. En face, Istanbul, ses coupoles et ses minarets. Tout particulièremnt le soir, ils paraissent se fondre dans les couleurs proupres et lilas.
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