
Enfin, en 1912, l’actuelle construction, c’est-à-dire un pont flottant, été faite par le firme allemande <<MAN>>.
Un autre pont avait été construit en 1836, sur la partie intérieure de la Corne d’Or; il avait de 600 m. de long et 10 m. de large.
Si l’on regarde le pont en venant de Beyoğlu, on voit à gauche la rive de Karaköy, l’ancienne Galata. A l’époque Byzantine, c’était une colonie Génoise. Pendant le siège de Byzance par Mehmet II, de Conquérant, en 1453, une chaîne fut tendue entre la pointe du Sérail et un emplacement à gauche sur cette rive, que l’on ne peut pas précises exactement, dans l’intention de barrer le passage à la flotte turque.
Le premier édifice que l’on voit à gauche, est la Banque Maritime Turque, le second la Douane. Derrière la Douane et près d’un parking pour automobiles, on remarque une ancienne mosquée dans la cour de laquelle existe encore aujourd’hui un vieux mur byzantin, auquel la chaîne dont nous venons de parler, était probablement fixée.
En face du pont, on aperçoit les premiers paysages du continent asiatique: Üsküdar, agglomération typiquement turque, en partie enfouie dans la verdure, vit silencieusement. Des villages aussi pittoreque que verdoyants se succédent jusqu’à l’entrée de la Mer Noire.
A droite d’Üsküdar, s’élève la grande gare du chemin de fer d’Anatolie, reliant les rives du Bosphore à l’Asie. Cette construction allemande, est munle de tourelles typiques et précédée d’autres édifices dont: le premier est un hôpital, le second un lycée et le troisième, le plus important de tous, la Caserne de Selimiye construite par Selim III.
En face, en pleine mer de Marmara, s’élève sur un petit îlot, la <<KIZ KULESİ>> (Tour de la Vierge). La légende nous apprend qu’un sultan y avait enfermé sa fille afin de la morsure d’un serpent et malgré les soins du sultan, un petit reptile, blotti dans un panier à raisins, accomplit la prédiction.
Le nom occidental de <<TOUR DE LEANDRE>>, rappelle le souvenir de la mort de ce personnage qui aurait péri à cet endroit en essayant de traverser la mer pour rejoindre HERO. Pourtant, la légende situé plutôt cet événement aux Dardannelles qu’au Bosphore.
Alcidabe, après sa victoire de Cyzique en 500 avant J.C., avait installé ici, sur un rocher au fond de la mer, qui, était comme une plateforme naturelle à fleur d’eau un péage où tous les navires étaient obligés de verser un droit sur les marchandises transportées. Les Byzantins et les Ottomans ont utilisé longtemps de ce bureau douane. Manuel Commène a construit un château fort sur cet îlot. L’éspace entre l’îlot et la tour avait été entouré par un mur fortifié dont on voit encore les fondations sous-marines. Vers 1545, le chÂteau a été reconstruit en pierre par les Turcs, et garni de canons.
La tour qui à l’origine était en bois, fut incendiée en 1721, puis réedifiée en maçonnerie en 1763. aujourd’hui, un phare y est installé et la tour forme un signe distinctif de la ville.
Dans la partie droite, vue du port, on distingue, enfoui dans la verdure, le Palais des Sultans ou le Sérail de TOPKAPI, qui s’étend sur la pointe de même nom, avec ses dômes, ses tourelles, ses dépendances, lesquels forment l’ensemble du Palais, derrière l’imposante Sainte-Sophie qui domine de toute sa masse et de sa beauté.
Du pont, en nous dirigeant vers la Corne d’Or, nous distinguons à l’horizon la silhouette majeustueuse de la belle mosquée Süleymaniye, puis, près d’elle, la Tour de Bayezit. Plus bas, toujours sur une hauteur, la Mosquée du Conquérant de l’Egypte, Sélim !, et un peu plus loin, la Mosquée de Mehmet II Fatih, le Conquérant de la ville.
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