A l’entrée de la salle qui nous occupe maintenant, les 6 orthostates qui prennent place des deux côtés de la porte proviennent de la ville antique de Zincirli, dont ils décoraient la porte sud. Les orthostates, qui occupent la partie gauche de la salle proviennent de la porte ouest de la même ville. Une reconstruction de la porte antique ne peut être réalisée en raison des dimensions resteintes de la salle. Les figures de ce bas-relief révèlent une très visible influnece assyrienne.
Les orthostates, qui décoraient les parties basses des portes du complexe du palais représentent, en relief, certains fonctionnaires du palais, des musiciens ainsi que le roi Barrakabin (Inv. No. 7967). La statue de roi que l’on peut voir à droite de la sortie (Inv. No. 7768) faisait également partie du complexe que nous venons de citer.
Une stèle découverte à Ördekburnu, près de Zincirli est exposée à gauche de l’entrée de la salle II (Inv. No. 7996). Elle est décorée d’inscriptions et d’une scène figurant une oermonie de diner. Il s’agit d’une œuvre, où les influneces étrangères sont peu apparentes et où dominent les traditions artistiques hittites. Les écritures pictographiques en relief sur le même mur sont des œuvres trouvées à Hamat. Une autre stèle, à côté de ces reliefs, découverte à Ekrek, près de Kayseri, portes des signes hiéroglyphiques hittites ceusés à même la pierre.
Les pièces hittites de l’ère antérieure, découvertes à Maraş, en Anatolie, occupent l’autre moitié de la salle. On y remarque de fortes influneces étrangères. Le torse du roi Halparunda II (Inv. No. 7772) est recouvert, sur les côtés et sur le dos, d’inscriptions hiéroglyphiques hittites en relief. De face, l’on voit le scepte royal, le gros gland et, à droite du torse, une épée.
Les lions se trouvant à la sortie de la salle et dont certains portent des inscriptions décèlent, au point de vue de style, certaines influneces assyriennes (Inv. No. 7698 et 7699). L’un de ces lions est entièrement recouvert d’inscriptions hiérogliphiques, lesquelles énumèrent la descendance du roi de Maraş Halparunda III. A gauche, sur les murs, se trouvent des stèles reprèsentant des cérémonies de libations.
A la sortie de la salle, on voit un stèle, œuvre de la période antérieure hittite, découverte parmi les vestiges du palais de Nabukadnezar II, et transportée à Babylone comme butin de guerre (Inv. No. 7816) le Dieu de la tempête, représenté sur cette stèle, était l’une des plus importantes et les plus caractéristiques divinités des Hittites. Ce relief, qui date du 9ème siècle av. J.C., comporte toutes les particularités vestimentaires des Hittites et Assyriennes: bonnet pointu, tunique courte, bottes aux bouts relevés, barbe bouclée, long sabre, bracelet encerclant la cheville droite.
DOCUMENTS D’ECRITURE CUNEIFORME
L’écriture cunéiforme fut inventée par les Sumériens, qui vivaient en Mésopotamie au début du IIIème mille av. J.C. Au début, les écritures pictographiques servaient à symboliser certains concepts simplistiques. Avec le temps, ces signes pictographiques furent simplifiés et alphabétiquement composés. Outre les Sumériens, les Akads, qui vivaient également en Mésopotamie (2340-2360 av. J.C.) ont surtout adapté les signes de l’écriture cunéiforme à leur propre idiome. Cette écriture, fur employée par les Assyriens, les Babyloniens, les Elan, et les Hurri, se propagea jusqu’en Syrie du sud au début du IIème mille av. J.C. et pénétra en Anatolie après l’établissement en cette région des colonies commerciales assyriennes. |