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Son fils Abdülmecit I qui monta sur le trône à l’âge de 16 ans, dans la promulgation de son fameux Tanzimat en 1839, imposa des réformes tant administratives que juridiques dès 1844, un service de bateaux commença à circuler sur le Bosphore. Les visites des hommes d’affaires aux maisons des foncionnaires d’état furent interdites. Puis il fut proclamé qu’aux fêtes des Bayrams, à part la visite de congratulation protocolaire au Palais, les fonctionnaires d’état n’étaient point obligés de faire d’autres visites. En 1862 fut donnée la première leçon à l’Université dont on avait commencé la construction en 1846. Plus tard ce bâtiment devint le Palais de Justice. En 1934, un incendie le détruisit. Le premier journal privé, en langue turc fut édité en 1840 par un anglais nommé Churchill. Plus tard d’autres anglais portant le même nom s’interessèrent aux turcs. Mais le premier Churchill, alors qu’il chassait sans permission dans un endroit interdit, tua par mégarde un enfant.
En 1846 l’esclavage fut interdit et le marché aux esclaves fermé. En 1856, le Sultan assista au bal donné par l’Ambassadeur de France. Ce fut ce jour-là qu’on se rendit compte qu’une ère se terminait et une nouvelle ère commençait. Si les réformes du Sultan avait du bon, par contre ses dépenses étaient énormes. Par exemple au mariage de sa fille une somme de deux millions de livres d’or furent dépensées. En 1861, quand le Sultan mourut son frère Abdülaziz lui succéda. Le nouveau Padichach qui était un grand lutteur et un passioné des combats de coqs, devant les acclamations que le peuple lui réserva lors de son ascension au trône, accorda aux habitans de la ville d’Istanbul l’exemption du service militaire. En 1863 et les années suivante une chaîne d’écoles d’art et de téchnique (la Faculté de Médecine) fut inaugurée.
En 1867, le Sultan ayant accepté l’invitation de Napoléon III parit pour un voyage en Europe. Le Prince héritier et le Prince royal visitèrent les principales villes d’Europe. En 1868 fut fondée le Lycée de Galatasaray où les études étaient suivies en français.
Après la déposition de deux Sultans, la première Constitution fut promulguée et le premier Parlement inauguré en 1876.
Prenant pretexte de la guerre avec la Russie, le nouveau Sultan Abdülhamid II fit dissoudre le Parlement et règna en monarque absolu. Une révolution militaire le déposa après 33 ans de règne.
Mais le trône et l’Etat Ottoman tout entier tremblait sur ses bases. La guerre balkanique et la première guerre mondiale suffirent à le renverser. Du coup les évènements se précipitèrent. Les nouvelles Grandes Puissances, qui voulaient se partager les dépouilles de l’Empire, envoyèrent à Istanbul en 1918, leurs armées. La ville fut occupée. De 1918 à 1922, Istanbul apparait perdue dans un brouillard, ville plongée dans la désolation et le désespoir. Au port, les navires ennmis étaient ancrés, leurs canons pointés sur la ville. Beyoğlu était une zone fermée où marins et officiers étrangers s’amusaient. Le vieux Istanbul et Üsküdar plongés dans l’obscurité, le regard tourné vers l’Asie Mineure, attandaient la nuit pour embarquer dans de vieux bateaux les munitions dérobées dans les dépôts ennemis, et qui prenaient le chemin de la Mer Noire.
Car une fois de plus, c’est en Asie Mineure que se révailla l’âme du peuple Turc, incarnée par Mudtafa Kemal qui grâce à son génie reintégra Istanbul dans la Nation Turque.
En 1923, Ankara proclamée capitale de la Turquie, et le gouvernement s’y étant transféré, Istanbul quitta l’arène politique mais resta le centre d’une vie culturelle.
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II) Topographie et aspects de la ville dans l’histoire
1) Sous Byzance
En analysant la topographie et l’aspect général de la ville sous Byzance, nous pouvons constater qu’il est impossible de la situer dans un plan détaillé, ainsi qu’il en est pour les villes modernes. Nous ne connaissons pas actuellement les lignes générales de la topographie de Byzance.
La vue de la ville, à vol d’oiseau, offrait trois principales zones relativement à la densité de la population citadine: les rivages de la mer de Marmara et les deux régions situées sur les pentes surplombant la Corne d’Or. Parallèlement à la direction de ce bras de mer, sur la voie Triomphale, la chaine de routes reliant les hauteurs sur lesquelles se situent actuellement Ayasofya, Beyazıt, Aksaray, Cerrahpaşa et Yedikule constituait l’axe où s’élevaient les principaux monuments.
Les grandes habitations du temps de Byzance offraient de beaux exemples de l’art de bâtir en pierres de taille. Les maçonneries étaient fort bein exécutées. Odon de Deuil écrit que les maisons des riches bordaient les avenues principales, mais que l’intérieur de la ville était très sale, l’éclairage fasant défaut dans beaucoup de quartiers.
Les terrains en dehors des murs de Constantin étaient réservés aux jardins potagers, fournissant les légumes nécésaaires à la consommation de la ville.
Le Palais, qui présentait l’aspect d’un complexe formé par un certain nombre d’édifices, se trouvait au sud de l’Hippodrome. Par la suite, au 13ème siècle, l’aristocratie s’était installée dans les palais de Blancharne, région qui se développa au cours des siècles.
Benjamin de Toledi, qui visita la ville au 12ème sicle, écrivait que le palais de Blancherna était le plus beau du monde.
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