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İSTANBUL
A) LA VILLE I) Un petit aperçu historique de la ville (1)Des origines à Byzance
Connaître les origines de ces endroits n’est pas encore au pouvoir de notre science.
Géologiquement parlant, à l’époque où notre ère commançait à prendre sa configuration actuelle, la région de l’Egée s’affaissa, laissant la mer envahir les cruex profonds, et se former les îles. Dès lors la Nature s’amusa à créer des merveilles. Pour pouvoir relier la mer de Marmara, restée là comme un lac intérieur, à la Mer Noire, la Nature sépara et repoussa deux immenses continents. De ce caprice sortirent les rives du Bosphorus. Puis sur le triangle resté à l’ouest comme pour lui préparer un avent long d’aventures étranges, elle creusa un canal à l’intérieur des tereres.
Qui sont les premiers êtres à avoir foulé cette terre d’exception, et à s’y être installés en considérant comme leur patrie?
En 1952, au cours des fouilles à Kadıköy le plus vieux quartier d’Istanbul sur la côte d’Asie, on a découvert des squelettes et des outils datant de 3000 ans avant J.C., d’où l’on a conclu que même dans ces temps reculés, la côte d’Asie était habitée. En 1871, alors qu’on creusait au pied du Palais de Topkapı pour y installer la voie ferrée, et plus tard au cours des fouilles faites au même endroit, des grande blocs de pierre furent mis à jour qui démontrèrent que bien avant l’arrivée des Grecs des êtres humains s’étaient installés dan ces lieux. Ainsi il a été accepté que les premiers habitants connus d’Istanbul furent les Thraciens qui vivaient à l’est de Thrace et étaient d’origine Indo-Germain. D’illustres historiens et géographes comme Hérodote et Strobon laissèrent des écrits qui confirment ces dires. De plus, les Phéniciens qui tenaient presque tout le commerce de la côte asiatique arrivèrent jusqu’à Kadıköy et s’y installèrent. Une des plus anciennes légendes raconte que le roi Bizas, fils du demi-dieu Semestras, lui-même par le demi-dieu Thracien Buzle, vint de Megara en Grèce, en 658 avant J.C. bâtir un royaume. Plus tard la ville s’appela Bizantion: de Buzas ou Bizas, nom de personne en thracien auquel on ajoute <<nt>> et <<is>> suffixes de langue phrygienne.
Ce roi fut chargé de bâtir sa ville <<devant celle des aveugles>> (Sedem caercorum terris adversam). Quand les nouveaux venus virent que ceux arivés avant eux s’étaient installées à Halkedon (le Kadıköy d’aujourd’hui) sans se rendre compte de la beauté des rives d’Europe, ils les appelèrent des <<aveugles>> et obeissant aux ordres de l’orcale bâtirernt leur ville en face.
Les marins Ioniens avaient comme on le sait au VIIIème siècle av. J.C. crée des colonies sur les bords de la Marmara à Kyzikos, et Trapezus sur les rives de la Mer Noire; toujours au VIIème siècle av. J.C. la mythologie nous apprend que les habitants de la Bithynie et les Thins s’étaient emparées d’une ville sise vis-à-vis de Kadıköy .
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2)Byzance

Au VI. siècle av. J.C. cette nouvelle agglomération devint le théâtre d’évènements historiques des plus importants en Asie Mineure et Daruis I, le roi des Perses dut les soumettre par un traité. Les armées de Darius traversèrent le détroit entre la Chalcédoine et Byzance sur un pont de navires; mais par la défaite de Darius ce pont fut détruit; cependant la ville ne jouit pas longtemps de son indépendance provisoire: car le Strape à loine Otanes établit à son tour l’hégémonie des Perses sur cette région. Pourtant après des Perses, Byzantins et les Calcédoiens eurent leurs flottes incendiées avec l’aide des navires perses et phéniciens. La population désamparée se réfugia à Mesambria sur la Mer Noire, où elle fut recueillie par une colonie mégaréenne.
Les Perses ayant subi une défaite à Platää 478 av. J.C. les Perses sous la conduite de Pausanias, Roi de Sparta, parvirent à sauver et à reprendre leur ville. Ces événements survenus entre deux continents ne firent que relever l’importance du Détroit.
Athès estimant que l’autorité de Pausanias lui serait fatale et dangeureuse, mit fin en 472 av. J.C. à son pouvoir par l’entremise de Kimon l’Athenien et de Byzance, en s’assurant la suprematie navale entre Délos et l’Attique, et ne manqua pas de nettoyer les côtes de la Thrace de la présence indéserable des Perse.
De plus Athènes, poursuivit une politique de contrôle continu sur Byzance, qui remplissait les fonctions de rôle-chef sur ses colonies de la Mer Noire.
On sait du reste que du temps de Périclès et d’Alcibiade un poste de douane y avait été installé.
C’est à la suite de ces mesures qu’au cours des guerres du Peloponèse, que le traffic au complet sur le Bosphore avait été ferme aux ennemis d’Athènes.
Cependant Byzance, en compensation, eut recours à l’assistance des Thrace, en prévision d’un geste des courtois de la part des habitants de la Bithynie, qui menaçaient la ville de Byzance et la Chalcedoine.
En l’an 411 av J.C. la flotte de Sparte sous le commandement de Kléarchos et celle des Mégaréens, sous les ordres de Hélixos, parvinrent à pénétrer dans les eaux de Byzance; la cité se trouva ainsi sous leur domination jusqu’en l’an 410 av. J.C. quand Alcibiade au cours du combat naval devant Kyzikos vainquit les navires ennemis; Athènes reprit alors son hégémonie sur Byzance, mais sa lutte d’influnece n’en continua pas moins entre Sparte et Athènes; en l’an 401 av. J.C. Xenophon et son armée de mercenaires étrangers battirent Artaxerxes II et parvinrent à Byzance.
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