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PALAIS DE TOPKAPI
Inventaire 1264: Une pendule manufacturée par James Newton vers 1760. son boitier est en bois avec des appliques en bronze. Sur un fond rouge foncé un ornement en or.
Au coin en dehors des vitrines: Une grande horloge est remarquable. Son boitier est en bois orné de nacre. Sur le boitier il y a des appliques baroques en bronze. Elle a deux poids, sonne les heures et contient un jeu d’orgue wui peut jouer plusieurs airs. Manufacturée par la firme anglaise vers 1750. un object rare et précieuxç
Vitrine No. 6- œuvres turques et différentes systèmes d’échappement. En dehors de la virte une horloge
dont le mécanisme est manufacturé à l’école technique d’Istanbul vers 1880. son boitier est en bois, orné de nacre et d’ivoire.
Vitrine No. 7- Les montres anglaises et françaises. Une des œuvres est à noter tout spécialement: Une
montre travail autrichien. Sur son boitier il y a une scène de bal. Elle sonne chaque heure et les figures dansent pendant cette musique viennoise.
Vitrine No. 8- Pendules et montres très remarquables. Une pendule de table (No. 1249) avec jeu d’orgue et
sonnerie est à noter. Son boitier est en bois sur lequel les plaques, peintes en vert sont appliquées. Manufacturée vers 1750, travail suisse. No. 1548. Pendule de table en forme de lyre, en bois, décorations en bronze. La pendule a une sonnerie. Travail de l’époque Louis XVI.
Mais une montre mérite toute attention ici; c’est vraiment un chef- d’œuvre. Manufacturée vers 1810 par le fameux artisant A. L. Breguet, cadeau officiel de Napoléon Ier au Sultan Mahmut II. Elle a un échappement à chronomètre. Le boitier est richement orné d’émaurades et de rubis et agrémenté de paysages en émail du Bosphore. Sur son boitier à quatre colonnes il y a encore une autre montre à poche enrichie de pierres reécieuses. Ce chef-d’œuvre était vendu à son époque du prix de 30.000 francs or.
LE HAREM
Passé le Divan Impérial, sur la droite, se trouve la dicrète entrée d’un autre monde; d’un monde d’intrigues, de secrets et de vices- le Harem. Avec ses nombreux bâtiments, ses pièces à multiples usages, les appartements du Sultan et des femmes, ses corniches décorées, ses tapisseries, il consiste véritablement la partie la plus intéressante et la plus attrayante du Palais.
Il existe trois entrées au Harem; la porte-cochère dans la deuxième cour, la porte située près de la salle consacrée aux manuscrits et à la reluire, et la porte réservée au Chambellan (Mabeyn Kapısı) derrière la salle de la Sainte Robe.
Ce bâtiment doré de portique qu’on découvre sur la gauche abritait les eunuques qui étaient logés, selon leur rang, de la manière suivante: les plus inexpérimentés à l’étage supérieur, les plus âgés et les plus aguerris aux étages inférieurs. Le gros tambour qu’on peut voir accroché au mur servait à réveiller ces gens pour qu’ils consomment le sahur (repas qui doit être pris avant l’aube en vue de jeûne) pendant la période du Ramazan. Quant aux bâtons et autres objects pendus aux murs, ils servaient à punir les eunuques quand ils avaient commis quelque délit. En sortant de la cour des eunuques, il y a l’entrée principale en face. Le guichet dans le couloir servait à passer au Harem les plats venus de la cuisine. Au bout du couloir s’ouvre la cour pavée des femmes esclaves. Quatre des pièces qui dominent cette cour étaient attribuées aux femmes officielles du souverain (Kadın Efendi). Sur cette cours donnaient également plusieurs bains turcs (hamam). Un de ces appartements est ouvert au public.
En sortant de cet appartement, on pénètre dans la plus vaste des cours, dénommée Cour Pavée de la Sultane-Mère. |
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La porte de la Salle de la Cheminée qui donne accès à cette cour pavée est appelée Porte du Trône. Quand un prince devenait sultan, la première cérémonie du couronnement se deroulait ici. Le nouveau maître s’asseyait sur le trône disposé en face de cette porte, et devant tous ses autres sujets, les memres du Harem prêtaient serment d’allégeance. Plus tard, il prenait le trône installé dasn la seconde cour en face de la Porte de la Félicité, et là, les dignitaires de l’état, lrs officiers de l’armée, les religieux érudits venaient jurer obéissance.
La salle de la cheminée
Cette salle tient son nom de la ravissante cheminée qui s’y trouve. Cette cheminée avec sa grille de couvre doré fait exactement face à la porte. La Salle de la Cheminée fut contruite sous le règne su Sultan Mehmet IV au moment où toutes sortes de magnifiques bâtiments furent ajoutés au Harem. Quant à la cheminée, c’est une œuvre d’art.
La Salle de la Cheminée est couverte en partie d’un dôme, en partie d’un toit plat. Ses fenêtres, ses portes, en noyer, ses boiseries gravées de motifs géométriques et marquetées de nacre et d’écaille sont des chefs-d’œuvre de l’artisanat turc comme le sont également ses murs ornés de magnifiques carreaux vernissés.
Une des portes de la Salle de la Cheminée donne sur la Salle de la Fontaine.
La salle de la fontaine
Cette salle tient son nom d’une délicieuse fontaine de marbre au dessus de la quelle est gravée la date de 1666 (1077 de l’Hégire). Comme la Salle de la Cheminée, elle fut construite vers le milieu du dix septième siècle, sous le règne du Sultan Mehmed IV. La salle de la Fontaine est couverte d’un dôme et ne comporte aucune fenêtre.
Sur ses portes est gravé en nacre sur fond d’écaille le couplet suivant en persan <<Ô Sultan, que ta prospérité dure jusqu’à la fin des jours, que tes amis soient remplis de joie et de bonheur et tes ennemis d’amertume!>>.
La salle du Sultan
C’est la plus grande pièce du Harem et l’une des plus richement décorées. Longue de trente-quatre pas et large de vingt, elle est divisée en deux parties par une rangée de six colonnes de marbre réunies par des arcs. La première partie est couverte d’un vaste dôme. A l’étage de l’autre partie se trouve une balustrade en bois dorée et incrustée de nacre, qui peut être considérée comme une œuvre d’art de grande valeur. Les fenêtres dominent le jardin, suspendu, la Cour de Pavée et le Bassin. La salle du sultan fut conçue et réalisée par le célèbre Sinan au seizième siècle. On dit que dans le passé, les murs étaient touts recouverts des carreaux originaux datant du siècle où vivait le fameux architecte, mais lorsque sous le règne d’Osman III, le bâtiment fut restauré la plupart des carreaux furent ôtés; seuls ceux où sont inscrits des verset du Coran furent laissés en place tout autout de la salle là où se rejoignent les murs du bâtiment et la vaste dôme. Les carreaux originaux furent remplacés par des motifs de cette sorte. C’est ici que pour la première fois furent introduits au Palais des meubles européens tels que chaises et sofas.
C’est dans la première moitié de la Salle du Sultan, c’est-à-dire la partie située sous le dôme, que les femmes esclaves du souverain venaient dancer pour le distraire. Au dessus des colonnes se trouve un balcon doré, merveilleusement décoré, où s’installèrent musiciens et chanteurs. Dans la Salle du Sultan se trouvent trois très jolies fontaines de marbre qui ajoutent encore à la beauté de la pièce. Les cadres précieux des quatre miroirs sont ornés de fruits et de feuilles de vigne dorés; deux d’entre ces miroirs placés à gauche dissimulent la porte d’un passage qui conduit au balcon. La porte Dérobée que cache le miroir de droite s’ouvre sur la salle à manger d’Ahmed III. Outre ces portes secrètes que les miroirs soustraient à la vue, il en existe d’autres qui donnent sur la chambre de Murat III et sur le passage menant au Bain du Sultan. En face de l’endroit où s’asseyait généralement le Sultan, pend du plafond un globe de cristal. Les danseuses qui réussisaient à toucher en un bond ce globe de leurs mains étaient regardées comme étant particulièrement douées.
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