PALAIS DE TOPKAPI
Les grandes fenêtres ouvertes jusqu’au ras de plancher, remplissant de lumière et de clarté l’intérieur de l’édifice, prouvaient indutablement que le Mecidiye Kasrı était <<en petit>> un somptueux palais digne de ses ainés.
L’ameublement est de l’époque de la 2ème République (française). Le portrait du Sultan Abdül-Mecid y figure en bonne place, créant une atmosphère de grandeur. La terrasse qui précède le pavillon est un miroir sans égal pour contempler les plus beaux sites. Elle a vue sur deux mers, à droite la Mer de Marmara, à gauche le Bosphore.
A présent, montons aux étages supérieurs du beau jardin. A la droite du kiosque de Bagdad, en gravissant les marches, nous atteignons le terre-plein et les cours du Sérail.
A l’arrière s’amassent différents édifices, comprenant des chambres et des places à tout usage. C’est le Harem proprement dit et c’est la partie la plus intéressante et attractive du Palais, avec les appartements des femmes, ceux du Sultan, les longs couloirs silencieux, les logements surchargés d’ornements et les tapisseries...
Après avoir effleuré le seuil du Harem, nous allons pénétrer dans la Chambre des Eunuques Blancs qui étaient chargés de la garde de la <<Porte de Félicité>>. Cette pièce est réservée maintenant à l’exposition des modèles de broderies et d’ouvrages de cette catégorie.
SALLE DE BRODERIES
Les vitrines placées au début de la salle sont réservées aux travaux manuels du 16ème et 18ème siècles, tels que tales d’oreillers, <<serviettes>> (bohça), couvertes, voiles pour <<kavuk>>, mouchoirs, écharpes, lingerie de table... En avançant sur la droite, tous ces spécimens augmentent en richesse: les étoffes fines de couleurs douces, les tulles et mousselines agrémentées de fleurs brodées en fil d’or nous éblouissent.
SECTION DES ARMES
Un grand édifice en pierre et en briques de deux étages, servait à conserver le Trésor Officel de l’Etat. Le trésor privé du Sultan se trouvait à l’intérieur, à l’endroit réservé actuellement à la section des armes et armures.
1) Fusils et pistolets
Fabrication turque des XV-XIXème siècles (en partie) et autres trophées de guerre, ou présents d’origine étrangère. Fusils gigantesques servant à l’attaque des forteresses. Ces derniers sont enrichis de corail et de turquoises.
2) Sabres et Lattes
On remarque les armes blanches du XVIIème siècle, utilisées par les Khalifes albonites Ommeyyades, les Sultans et Mamelouks d’Egypte, bien avant la naissance de l’Etat Osmanlı.
3) Arcs et Carquois
Ces armes de guerre et de joute datent du XVème et XIXème siècle. Un choix des plus riches. A remarquer: le bal arc du Sultan Bayezit, II. fabriqué par lui-même. Ce souverain excellait dans ce genre de travail.
En plus de ces trois collections sont exposés des milliers de cuirasses, casques, brassières, jambières, boucliers, ce qui constitue en somme si l’on doit s’attarder à la visite de cette collection, un rassemblement unique en son genre, désigné du nom de Musée des Armes. |