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PALAIS DE TOPKAPI
A droite et de face, une immense tonnelle en argent pur attire l’attention, ses colonnes sont couvertes de fleurs d’or en relief. Cet ouvrage datant du 16ème siècle a une très grande valeur. Des rideaux de drap vert, rehaussés de motifs dorés, le tapissent. A l’intérieur de cet abri précieux est exposé sur un reposoir, un coffret en or renfermant sous plusieurs pièces d’étoffes agrementées de passementeries, le Manteau du Prohète Mahomet, dont nous résumons ci-dessous l’histoire.
Le Prophète très satisfait d’une pièce de vers que lui avait dédié le poète Kaab-Bin-Zuher, enleva le manteau qu’il portait et en couvrit les épaules de l’heureux poète.
Au décès du poète, le Monarque des Emevi, Muaviye acheta aux héritiers de Züher ce vetêment, pour la somme de 20.000 (dirhem) pièces d’argent. Cette parrure passa par la suite entre les mains de la dynastie des Abbasi. Lors de la prise et da la destruction de Bagdad par Hulâgû Han, le manteau historique fut dirigé et caché en Egypte, où il devint la propriéré des Abbasi, qui règnaient alors sur les bords de Nil. Yavuz Sultan Selim (l’Intrépide) s’emparant victorieusement du pays des Pharaons, prit en trophée la relique qu’il conserva dans le Sérail Ottoman.
Ce vetêment historique, qui, pendant 1406 ans a fait l’object d’un grand culte est tissé de laine noire, aux manches larges et il a 1,24 m de long. Murat III fit confectionner le précieux coffret en or dans lequel il repose. A présent, il est exposé dans le Trésor, comme nous l’avons signalé antérieurement. Le coffret actuel date du règne d’Abdül-Aziz.
Dans les murs du sanctuaire, recouverts de faïences et dans quatre armoires insérés, étaient gardés divers objects sacrés, dont les sabres des quatres premiers khalifes de l’Islam et d’autres personnalités musulmanes notoires, une marmite ayant appertenu à Abraham, le tapis de la fille de Mohamet, le bâton de Moïse, le Turban de Joseph, sont parmi les souvenirs jalousement conservés.
LE PAVILLON REVAN
Construit par Murat IV en souvenir de la prise de cette ville et de la citadelle de Revan en Perse, ce joli pavillon date de la moitié du 17ème siècle.
Le plan de ce bâtiment est identique à celui que nous allons voir au dehors: le Pavillon de Bagdad, avec cette différence que le dôme de ce dernier est ornementé par des incrustation en or. Les armoires en saillie, à l’intérieur, renferment de très précieux ouvrayges manuscrits, notamment les écrits qui faisaient partie de la <<Bibliothèque REVAN>> et qui avaient été transférés dans l’Oratoire des Aghas, comme indiqué précédemment.
Le brasero en argent du centre, de date relativemenr récente, 70 à 80 ans à peine, fur offert au Sultan Abdül Hamid II, par le personnel du Sérail.
LA CHAMBRE DE CIRCONCISION
Sur le même pallier, nous voyons le <<Sünnet Odası>>(Chambre de Circoncision). Elle forme un jardin de faïences: les murs de couleur vert clair, reposent la vue. A l’intérieur des fenêtres se plaçaient de grandes bassines des deux côtés desquelles étaient fixés des robinets; ainsi chaque fenêtre se tranformait en fontaine. Cette pièce était la <<salle de circioncision>>, reservée aux petits princes. Elle appartient à l’époque du Sultan Ibrahim.
En quittant cette chambre, nous nous trouvons dans un éspace dallé pourvu d’un bassin. Une pièce d’eau carrée sur notre droite constitue à elle seule un joli koisque.
Le jet d’eau central jaillit d’une belle canalisation de marbre sculpté; de plus, 19 jets contourent les bords du bassin. |
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Tonnelle de l’Iftar
Le petit kiosque situé à gauche, est un ouvrage typique en son genre; une coupole soutenue par quatre colonnes minces et élégantes, protègent de l’ardeur du soleil: des insignes et enjolivement dorés le surmontent. De cet endroit, on jouit d’une vue merveilleuse sur la Corne d’Or et la côte d’Europe.
Ce kiosque fut édifié par le Sultan Ibrahim et ce monarque aimait s’y reposer au moment de ses loisirs.
KIOSQUE DE BAGDAD
Construction octogonale couverte par une immense coupole: elle date du 17ème siècle et est un ouvrage classique et unanimement admiré par les connaisseurs. Elle est entourée d’une colonnade de 22 pilliers; les murs extérieurs sont revêtus des plus belles faïences de l’époque aux couleurs blanches, vertes, bleues, topazes et couleur azur. Les faïences de l’intérieur, les armoires sacrées et autres meubles qui s’y trouvent font partie des ornementations classiques de l’époque. Une sphère volumineuse sur fond rouge est suspendue au milieu d’une cage dorée, qui parait choir de la coupole.
Le brasero d’argent posé au milieu de la salle serait; dit-on, un présent de Louis XIV, Roi de France, à la cour du Sultan.
Ce bâtiment édifié en souvenir de la Conquête de Bagdad par Murat IV, fut achevé en 1639, soit une année avant la mort de ce souverain.
SOFA KÖŞKÜ
Ce salon en bois avec vue sur le jardin, est d’une architecture typiquement turque; Ahmet III l’édifia en 1704 sur le même emplacement d’un vieux kiosque.
C’est un pavillon d’été de plein pied, agréable et commode avec des vitraux jusqu’au sol, agrementé à l’intérieur d’un divan circulaire, surmonté d’un plafond coquettement décoré.
La partie arrière de ce pavillon, plus élevée que la façade, esr reliée au dol par 17 marches qui descendent entre les deux salons de l’arrière. La construction qui paraît plus haute sur une face que sur l’autre, est maintenue par des supports en bois.
Le brasero en argent, au milieu du pavillon, devait reflèter et animer les feux de la braise ardente.
Le dessus des fenêtres est agrémenté par de beaux versets et maximes calligraphiques, empruntés aux meilleurs recueils de citations Coranique, littéraire et poétiques.
LA CHAMBRE DE L’ARCHIATRE
En quittant le <<Sofa Köşkü>> et en descendant vers les Jardins du Palais, nous arrivons à la 5ème cour du Sérail. Sur notre chemin, nous voyons une construction simple en forme de cube et à la toiture en bois, appelée la Tour du Lala en Chef. Le médecin en chef était installé dans ce pavillon; il y présidait à la préparation des médicaments prescrits aux habitant du palais. Des rèmedes propres à activer la puissance virile des sultans, pommades, sirops etc. étaient également confectionnés sous sa surveillance dans ce laboratoire. Ensuite, une autre charge de cette officine consistait à fournir des lotions, eaux de senteur et autres produits de beautés aux dames du <<Harem>>.
MECIDIYE KASRI
Ce palais donnant cue sur la Mer de Marmara, est formé d’un étage. C’est la dernière bâtisse dans l’enceinte du Sérail, elle date de plus d’un siècle et demi et resprésente le style turc d’inspiration architecturale européenne. Sa construction commandée par le Sultan Abdül-Mecid,est du style empire. Les souverains pourtant n’y logèrent pas: ils avaient quitté Topkapı pour s’installer dans le magnifique palais de Dolmabahçe, puis celui de Çırağan et enfin à Yıldız-Kiosk.
Le vieux Sérail, demeuré affecté aux dames agées de Harem, avair un nombreux personnel domestique féminin.
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