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PALAIS DE TOPKAPI
VISITE DU PALAIS
ORTA KAPI (Porte du Milieu)
La grande prote qui se présente devant nous est la porte du milieu; c’est la seconde du palais et on l’appelle également <<La Porte du Salut>> (Bab-üs-Selâm). Deux tours en pierres taillées se trouvent de chaque côté. La porte date de Fatih (le Conquérant); les tours sont de l’époque de Soliman le Magnifique; toutes trois subirent des tranformations. Aussi, après la conquête de la Hongrie, la porte et les tours revêtirent l’aspect du style hangrois.
Confermêment au réglement intérieur du palais, les personnes autorisées à utiliser le cheval ou la voiture comme moyen de locomotion, étaient obligées de descendre au seuil du <<Kapucubaşı Ağa>> (Chefs des Portiers): seulement le souverain avait la faculté de franchir cette seconde porte du palais à cheval. Les toursites également, sont tenus d’abandonner leurs véhicules sur cet emplacement.
Les gardiens de cette portes étaient placées sous les ordres du <<Kapucubaşı Ağa>>: c’était une des principales charges du sérail.
Le chef des portiers assumait la charge de signifier aux destinataires les firmans (édits), décidés dans la réunion du Divan Impérial; de ce fait, il fait reçu par les Valis (gouverneurs généraux des provinces). Les personnalités en instance d’audience attendaient le moment d’être reçues, dans la pièce réservée à ce chef des portiers du sérail. Les malchanceux qui avaient encouru la vindicte du Sultan étaient enfermés dans les cachots, se trouvant sous ces deux tours, puis, ils en sortaient pour suivre leur destinée... la prison, l’oubli au sein de la famille ou le bilot posé en dehors de la porte près de la <<Fontaine du Bourreau>>.
L’alter ego du Sultan, son représentant suprême, le Grand Vizir, après avoir franchi à pied cette seconde porte, pouvait être abaissé au rans le plus inferieur sur un simple geste du sultan, il devait rendre le sceau impérail, lui confié dans une petite bourse en soie et s’attendre au pire, sans aucune garantie ou recours, sa tête étant en jeu!
Toujours dans le même emplacement, on voyait se reur la soldatesque en récolte et la foule ameutée grondante et hurlante. En face de nous, nous apercebons la troisième et dernière porte intérieure du palais. Les cuisines s’allongent à droite derrière un mur et à gauche, nous remarquons le bâtiment dit <<Kubbe Altı>>.
CUISINES ET COLLECTIONS DE PORCELAINES
Les bâtiments des cuisines datent du Conquérant; ils étaient surmontés de 4 coupolles. Sous Soliman le Magnifique, on précéda à leur agrandissement en ajoutant une partie comprenant de 6 coupolles. D’après un document, il a été constaté que sous Murad III, 1147 cuisiniers et marmitons y travaillaient. Sous le règne de Selim II, un incendie ravagea l’édifice qui fur recontruit par l’architecte turx, le fameux Sinan, qui dota l’immeuble de bâtiemnts et de cheminées coniques. Cuisines, celliers, bains pour le personnel complétèrent ainsi l’ensemble de ces communs si importants du palais. Ce n’est qu’après la nouvelle remise en état des leiux, que les objects en porcelaine, cuivre et cristal, constituant une des plus riches collections qui soient, y furent recueillis et exposés.
Porcelaines de Chine
La première salle en commençant par la droite,a été réservée aux producitons chinoises très riches; les plus anciennes datent au XIIIème siècle. Ce sont des Celadon de couleur jaune et vert clair. Ces pièces monochromes sont peut-être les seules et uniques dans leur genre; c’est une des très rares collections dépassant le chiffre de 10.000 unités pour l’ensemble.
Le Sultan Selim l’intrépide et son fils Soliman le Magnifique entreprirent la colloection de ces porcelaines. Yavuz Sultan Selim, après le Conquête de l’Egypte fit emporter d’Egypte le trésor de porcelaines des sultans Mamelouks. Kanuni Süleyman, fit des acquisitions personnelles et des commandes de porcelaines qu’il se mit à collectionner. Le reste des porcelaines proviennent des présents et des cadeaux offerts aux souverains. On raconque que les objects en céladon changent de teinte quand on y verse des alliments contenant de poison. C’est du moins une légende qui s’est perpetuée jusqu’à nos jours. |
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La collection contient des objects de la dynastie Ming (1368-1644), de la dynastie Ch’ing (1644-1912), de la période de l’Empereur K’ang Hsè ( 1662-1722) et des objects connus sous les titres <<monochromes>>, <<famille Verte>>, <<transionals>>, <<provincals>>, <<bleu foncés et doré>>, <<émaillés>>, puis, dans les dernières salles, les porcelaines <<jaunes et verts vernies>>(18ème siècle), <<famille rose>> et une riche collection de porcelaines japonaises <<bleues blanches>> et <<multicolores>>
Porcelaines d’Europe
Dans ces salles, il y avait une riche collection de porcelaines européennes, à cause du manque ce place ces pièces ont été mises en dépôt. Pour donner une idée sur la richesse des collections du palais; je veux citer quelques importants objects, hors d’exposition:
Les porcelaines françaises, Vincennes et Limoges, datant du XVIIIème siècle, des cases aux initiales et à la couronne napoléoniennes, les productions de Sèvres, notamment une chasse aux cerfs, avec six chiens de race, traquant la bête, biscuit de Sèvres d’une haute finesse, don de Félix Faure à Abdül Hamid II. Les vases issus de la Manufacture de Russie. Les poteries et vases français de Fontainebleau. Unn service de table offert par le roi de Pologne Stanislas Ponitowski (18 ème siècle) à Abdül Hamid I, agrémenté de médaillons et des mots suivants: <<Reconnaissance et attachement au Padıschah Turc>>, car n’oublions pas que l’Empire Ottoman fut l’unique état qui n’ait pas reconnu le partage de Pologne. Un grand vase sur lequel est reproduit l’effigie du Roi Charles XII de Suede, qui s’était réfugié en Turquie après sa défaite par les Russes et d’autres fabrications de la Manufacture de Stockholm.
Les premières productions de Meissen (1720-1730), Les cristaux de Venise. Les pièces fabriquées à Vienne à l’intention du Marché Oriental: deux cuvettes, deux brocs, deux aiguières à robinets bronze pour servir les serbes mérietent une belle mention (1730). Dix pots à confiture à couvercles sertis de brilliant, travail à Paris, sont précieux. Les cristaux de Bohème, deux coupes à sorbet, cristal Irlandais 17ème siècle et un joli narghileh. Etuis d’argent en forme de tuyaux épais et ciselés, qui contenait les messages de félicitations parvenus des Indes en 1901 (messages addressés par la population à l’occasion de 25ème anniversaire de l’accession au Trône d’Abdül Hamid II, jubilé f^té le Ier Septembre 1900). En plus de ces étuis en argent, il y en a trois autres en forme de grands ecrins à tiroirs des centaines de chandeliers en argent, des plats, des brocs, des samovars, des cassettes, des boites à tabac à priser, des sorbetières, des plateaux, des glacières, des lanternes du même métal, ainsi que des bibelots, des services à café, des écritoires de girandoules toujours en argent et de style divers. Les objects offerts à Abdül Hamit II à l’occassion de son 25ème jubilé. La société concessionnaire de Cabotage d’İstanbul avait fait construire en réductions, un bateau à aubes de 0.50 cm. de long, battant pavillon national, dont la couleur du fond était en émail rouge, le croissant et l’étoile en or. A bords les drapeaux hissés sur les mâts, portaient en brilliants les dates de l’avenement et du 25ème anniversaire de l’accession au trône du Sultan, soit les millésimes 1876 et 1900. une grande urne en argent, qui, sûrement, doit attirer les regards des touristes allemands, car des pièces de monnaies des différents états constituant l’Empire d’Allemagne agrémentent les parois du vase, dont le couvercle portait la couronne de l’Empire Germano-Romains. C’était aussi un présent exceptionnel offert au même Sultan. Des objects en argent et cristal: des bols, des aiguières et un guerrier en marbre et en argent. Un service à café en provenance de Boukhara (Assie Centrale) et d’autre objects venant d’Asie et d’Europe.
UNE VRAIE CUISINE
La Cuisine du palais a été décorée aménagée d’une façon aussi caractéristique que digne de l’usage impérial auquel elle devait servir. Les dames touristes doivent frémir à la vue de l’immense chaudière, des deux grandes marmites capables de contenir deux tonnes et des louches gigantesques.
Devant la vitrine II: les cafetières exposées sont de formes insoupçonnées: l’une est munie de roulwttes à l’exemple d’une voiture... comme cette balance à six roues, en forme de louche, pour peser et présenter le café en poudre.
Dans les vitrines 13 et 14 et dans l’enforcement desfenêtres sont entreposées de gamelles que l’on employait lors des parties de campagnes et des déplacements.
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