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LE MUSÉE DES MOSAïQUES
L’emplacement de l’actuel Musée des mosaïques et celui de <<Arasta>>, anciennement marché des commerçants vendant le même article, et dépendant de la mosquée de Sultanahmet. Ce marché avait été construit avec la mosquée au 17ème siècle, afin de lui assurer des revenus. En 1908, cet ancien marché fut détruit par un incendie et son emplacement resta longtemps à l’état des ruines.
Dans les années 1935-2938, le professeur J. H. Baxter, chargé par l’Université Anglaise de St. Andrews, y effectua des excavatoins, qui permirent la découverte d’un péristyle agrémenté de 42 colonnes, d’une largeur de 86 mètres sur 55, dernier vestige des grands palais byzantins. Ces palais dont la construction avait commencé sous le règne du Grand Constantin, s’étendaient; de l’hippodrome, jusqu’à la mer. Ces palais furent progressivement abandonnées après le 11ème siècle et se trouvaient déjà en ruines lors de la prise de la ville. La larguer du peristyle dont le sol est recouvert de mosaques, esr de 8.80 mètres. Après la deuxi,eme guerre mondiale entre les années 1951-1954, de nouvelles recherches furent effectuées sous la direction du Professeur D. Talbot Rice. En 1963 les mosaïques précédemment decouvertes furent ouvertes au public. Une partie des mosaïques recouvrant le péristyle furent conservées en leur place primitive, une autre partie enlevée et disposée dans les boutique de l’ancien marché. Ces dernères mosaïques étaient déjà fort détériorées et posaient de délicats problèmes de conservation.
Les mosaïques les mieux conservées, œuvres des 4ème et 5ème siècles, sont celles qui constitunet actuellement les pièces principales du Musée des Mosaïques. Au 6ème siècle, le sol où elles étaient disposées fut recouvert de marbre. Des nouvelles bâtisses s’élevèrent sur leur emplacement au 7ème et 8ème siècles, et au 17ème, les <<Arasta>>, marché des commerçants y fut édifié.
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Les mosaïques du Grand Palais de Byzance sont composées à l’aide de petites pierres naturelles de différentes couleurs, semblables à ces petits cailloux que les enfants découvrent et jounet aux bords des rivières. Mais ces petits cailooux sont tellement miraculeux ici. La surface sur laquelle se dessinent les motifs est faite de petits prismes blancs, disposés en écaille de poisson. Les figures sont composées à l’aide de prismes rouges, noirs, verts, marrons, bleus et jaunes. L’effort des artistes tendant à donner à ces figures un aspect réaliste et des couleurs naturelles. L’apparance générale des panneaux est celle de peintures à l’huile. On y décèle l’harmonie d’un tableau, le sens du réel, l’amour de la nature et aussi un émoi de caractéere pastoral. Les scènes de la vie quotidienne y remplacent les thèmes réligeux. Maints sujets y sont traités: un lion ailé dévorant un lézard, un cerf sur lequel s’enroule un serpent, une mère allatait son enfents, deux chasseurs, armés de lances et luttant contre un tigre, un enfant donnant du foin à son âne, une jeune fille portant sur son dos une cruche, des enfants sur un chameau et le chamelier, un singe ceuillant les fruits d’un bananier, une bordure composées de figures humaines et d’animaux, une jument alllaitant son poulain, un homme qui trat une chèvre, différentes scenes de chasses ainsi que des sujets mythologiques. Tous ces thèmes se déroulent, comme un film coloré, et illustrent les scènes de la vie de l’Empire Byzantin.
Ces peintures, comme gravées à même le sol par un artiste qui semble avoir receuilli les cailloux des ruisseaux de la ville viveront au cours des siècles comme les plus authentiques œuvres d’art de l’humanité.
Quelques unes des anciennes boutiques du vieux marché restaurées, exposent maintenant certaines mosaïques découvertes à İstanbul et ses environs. Elles datent toutes des 5ème et 6ème siècles. Parmi elles se trouvent les mosaïques découvertes à Cağaloğlu, devant le Gouvernorat, ainsi que celles de la Municipalité. On y voit des figures de paysans se rendant au marché, différents groupes, ainsi que le panneau aux oiseaux.
Les mosaïques découvertes pendant l’excavation pour les fondations du Palais de Justice et celles qui ornaient le sol d’une ancienne église à Yakacık sont venues rejoindre celles exposées à Sultanahmet. Ce dernier groupe de mosaïques date des 9ème et 11ème siècles.
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