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HIPPODROME
Constantin le Grand, Empereur de Rome, en faisant procéder à l’élargissement de l’Hippodrome, ne manqua pas de le doter de différentes œuvres; des statues y furent tranportées de Syracuse et d’Alexandrie; les provinces, vant attachées à l’empire romain, y expédièrent les plus beaux spécimens d’antiquités en même temps que les chefs d’œuvres du monde chrétien qui venait de se répandre chez eux. Les empereurs romains, Auguste, Diocletianus, Valentinus, Théodosuis uy envoyèrent les statue de Romus et de Romulus, fondateurs de Rome, suivant la légende, celle d’Hercule et d’Adam et Eve en Dieu et Déesse, réprésentés en marbre et bronze, et recouverts de couches d’or, donnant un aspect imposant, qui rehaussa l’éclat des sujets exposées.
Quatre statues représentait des chevaux en cuivre, dorées et argentées, étaient les plus spectaculaires spécimens exposés. Elles avaient été prises à Corinthe et placées en ornements sur l’Arc de Triomphe édifié par Néron à Rome. Selon une autre version, elles auraient été tourvées à Chios et prises par les Byzantins.
Les Croisées avaient pris Byzance (1204) et n’y laissèrent rien d’intact. Les Latins pour leur part, transportèrent à Venise, les statues des chevaux, qu’ils installèrent devant l’église St. Marc Napoléon, à son tour, en s’emparant de l’Italie (1797), mit la main sur ces statues, les fit transporter à Paris, comme butin de guerre et les plaça au-dessus de l’Arc de Triomphe du Carrousel. Mais en 1815, ces mêmes statues reprient leur ancienne place à Venice.
Avec la chute des Latins, tout Byzance, y compris la richesse et la magnifience de son Hippodrome, prirent fin. Les statues ornant la place furent fondeus et converties en métaux.
Les Turcs, en prenant la ville (1453) trouvèrent la cité presqu’en état de décombres...
L’Hippodrome servit au Conquérant d’esplanade où l’on se livrait au sport hippique du javelot (cirit). Avec le temps, le niveau du terrain s’éleva à 4 m. L’emplacement du stade fut converti en lieu de repos ombragé...
Sous Soliman le Légistrateur, le Grand Vizir de l’époque, İbrahim Pacha y fit eriger un palais, dont on aperöoit encore un bâtiment. Une partie de l’Hippodrome, donnant vue sur la mer, fut affecté à la <<Mosquée Bleue>>. Le côté sud servit à édifier l’Ecole des Heutes Etudes Economiques et le côté nord au bâtiment réservé à l’Administration du Cadastre.
L’Obélisque de Théodose
Cette colonne, ornée d’inscriptions hieroglyphes, en provenance du Temple de Karnak (Egypte), s’élève au centre de l’Hippodrome.
A l’origine, cette colonne dut érigée avec son pendant sur un des côtés que le gouverneur romain d’Alexandrie, envoya à Byzance.
Le monument est composé de deux pièces; la pierre qui est d’origine égyptienne et le socle d’essence byzantine. La colonne est soutenue par 4 socles en bronze, placés sur la base, le tout a 25 m 60 de hauteur.
La colonne de porphyre a conservé tous ses beaux dessins dans un état de netteté parfaite, en ces 3400 années d’existence; sur les 4 côtés, on voit le Dieu Amon conduisant de sa main un pharaon... la partie essentielle de l’inscription se trouve du côté est (direction de la Mosquée Bleue).
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Le pharaon Thoutmes III aurait fair poser ces colonnes aux deux côtés du temple de Kartnak afin d’honorer son frère Amon-Ra.
La face sud du monument enregistra à l’intention des siècles à venir, les massacres qu’il ordonna à la suite de son passage triomphal vers l’Euphrate. Le socle a été couvert d’ornements après l’érection de la colonne; à part les inscriptions latines, on peut lire une phrase en grec. Les principales inscriptions sur les bas reliefs représentent la famille de l’empereur Théodosius, ses gardes de corps couronnant les vainquers des heux hippiques, entourés de danseurs, d’une musique formée de flûtistes. On y remarque Pan, jouant de la flûte. Sur la face sud de la colonne, on aperöoit l’empereur au sein de sa famille en train de distribuer les récompenses aux gagnants.
La Colonne de Constantin Porphyrogenetos
L’autre colonne de la place se remarque par la présence du monumant de Constantin V Porphyrogenetos: on suppose qu’elle servait de point de séperation à la ligne de démarcation, séparant les pistes derrière le stadeç c’est une pierre, d’une hauteur de 32 m en calcaire rumulitique, formée d’une seule pièce recouverte à l’origine de bronze, comme on le devine à l’examen du monument. On n’en connait oas la date exacte mais on présume qu’elle remonte au VIème siècle. Des vers grecs y sont gravés, rappelant les beautés de la Colonne de Rhodes et disant que cet obélisque les surpasserait en merveilles. Revêtu de bronze, ce métal fut fondu et converti les quatres côtés de la colonne et de la base se trouvaient que sur fontaines. La fasse d’où s’élève ce monument, nous indique approximativement le niveau de l’hippodrome antique.
La Colonne Serpentile
Entre les deux obélisques décrites plus hauts, on voit recouvert de vert de gris, une colonne tordue comme un câble; elle est une des plus précieuses valeurs d’İstanbul. La position de cette colonne qui se trouvait enfoule dans le sol jusqu’en l’an 1856, nous est inconnue. L’anglais Newton qui avait enrepris le premier des fouiiles, découvrit des inscriptions en langue grecque et apprit par leur lecture, l’histoire de la colonne.
A la suite de la grande victoire des Grecs sur les Perses à Salamis, ils y transportèrent cette colonne en guise de prise de guerre triomphale et l’érigèrent à Delphes dans le temple D’Apollon, après l’avoir exposée dans 31 villes de Constantin le Grand, du moins on le suppose.
Trois serpents entrelacés en bronze l’entourent en spirale, formant 29 tours. Les têtes des serpents surgissent à 5 ou 6 m dans l’air et formeent à leur base un socle triangulaire. Sur leurs têtes, il y aurait un auvent en or, au dessus duquel était posé un vase en or d’une grandeur de 3 m.
Les voyageurs venus à İstanbul avant ou après la prise de la ville par les Turcs, ont amplement décrit ce vase et en ont laissé d’intéressants dessins.
En l’année 1700, la colonne fut renversée, les têtes des serpents brisées, comme du reste l’auvent et le vase; le tout disparut. On en a perdu toutes traces.
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