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SALLE DE RECEPTIONS DU HAREM
Cette salle était réservée aux réceptions des dames du Harem lorsqu’elles recevaient les félicitations des baïrams et les congratulations à l’occasion de l’avénement au trône d’un nouveau monarque.
Les préposés à la garde du trésor de ces dames (les Haznedars) avec leurs nattes postiches descendant des deux côtés de la tête, étaient chrées de mettre de l’ordre dans cette salle, dès le matin du jour de reception, de plus elles remplissaient les fonctions de maîtresses de cérémonies, en désignant les places reservées aux dames invitées.
La musique du Harem composée sur le modèle d’un ensemble de cuivres et cordes ne comrenait que des éxecutantes du sexe féminin, vêtues de tuniques de velours carlin aux parmentures, barnadebourgs et boutons d’or et portant des pantalons de la même nuance avec une large bande dorée le long de la couture extérieure du pantolon.
Cette musique unique en son genre, avec ses 80 artistes femmes, prenait place dans cette pièce et se faisait remarquer par le jeu d’un instrument qui tintait de toutes les clochettes le garnissant au fur et à mesure que l’exigeait l’orchestration du morceau executé.
Cinq Sultans au cours de 70 années de règne ont honoré de leur présence cette salle certains matins de fêtes, dès que le Sultan entrait par la grande porte précédé par la maitresse de cérémonies designée, le chef de musique (une femme) faisait faire des moulinets à son bâton doré de <<Tambour Major>> er l’arrêtait dès que la seconde maitresse des cérémonies disparaissait par la même porte. Alors seulement la musique entamait la première des trois phrases musicales dites (selam havası) ou Salut au Sultan. Avec la <<Marche Impérial>> propre à chaque souverain le monarque s’avançait à petits pas ayant à sa droite et à sa gauche les deux maitresses de cérémonies.
Puis le souverain accueilli cette fois-ci au son de son hymne recevait les hommages des dames du Harem qui le saluaient avec la main selon l’habitude de l’Orient et se rangeaient à ses côtés, les poignés jointes à la hauteur de la ceinture. Alors seulement commençait la présentation de vœux er de souhaits de circontance.
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Cette phase du cérémonial achevée la dame <<Haznedar>>, assistée de deux auxiliaires féminines apportait au milieu de la chambre un grand sac de profondeurs duquel elles prélevaient des poignées de piastres d’or portant le millesime de l’année, qu’elle semait en abondance aux personnes les entourant, les personnes jeunes, agées ou les enfants, se ruaient pour récolter cette semence bénéfique dont elles auguraient fortune et bonheur. Après quoi le Sultan quittait la salleç
Abdülmecit, le constructeur de cet exquis palais, déjà atteint par les premiers signes d’une tuberculose précoce, y parut pour son dernier bayram, comme miné et creusé par le mal qui devait l’emporter.
Sa silhouette semblait une ombre aux contours imprécis, aucune des dames présentes n’osa étendre la main vers la bourse à la manne d’or, cependant sur un signe impératif du Sultan une jeune fille enfonçant la main dans le sac saisit une quantité de petites pièces de monnaie scintillantes et les parsema sur le tapis, mais personne ne se sentit le courage d’en prélever un seule.
Ce souverain au cœur sensible, une semaine après ce dernier bayram, a mourut.
Son successeur le Sultan Abdülaziz plein de santé et de forcer reçu dans cette même salle les félicitations du harem, mais à l’encontre des us et coutumes de la cour, il s’arrêta devant les dames et s’entretint avec elles en demandant de leurs nouvelles.
Murat V, qui lui succéda sur le trône d’Osman pour un trimestres seulement malade et souffrant des nerfs n’eut que des regards flous envers les officiels venus lui présenter leurs vœux d’heureux Bayram. Son fils et successeur Abdülhamid II, présida dans ce palais aux fêtes et cérémonies de son avènement au trône. Avant d’habiter Yıldız, Reşad Efendi, son cadet que l’on installa à sa place sur le trône deménadea dans le Palais de Dolmabahçe. C’est à petits pas et las qu’il gravit les degrés de l’escalier d’honneur et qu’il alla se reposer dans une des salles donnant sur la mer où il reçut les félicitations protocolaires.
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