LA SALLE ZÜLVEÇHEYN
En avantçant derrière ce paravant, on constate surtout le travail fin et soigné du parquet, puis on voit des buffets en moucharabieh, avec des dessus de marbre couleur albatre, sur les qules sont posés sur des socles en argent de précieux Vases de Chine, au mur les surmontent des régolateurs d’origine anglaise, cela constitue un ensemble agréable à la vue. La salle est aussi garnie d’un lustre et de flambeaux de Baccara sur pied, garnis de 30 bougies chacun. Deux mangales (braseros turcs) en argent posés symétriquement, une cheminée agrémentée de cristaux de Bohême de couleur rouge, complètent l’ameublement de cette salle.
Cette salle en terme familier du Palais s’appelle: Le Salon à deux faces, car elle fait communiquer les appartements privés avec les bureaux du Palais et de plus, par sa longueur, elle donne sur les jardins et sur la mer. Cette salle est affectée également aux cérémonies rituelles à la lecture du Coran, aux mariages religieux.
Aux leçons particulières des usages pendant le mois de Ramazan, et de la façon de prier en commun aux heures prescrites du <<Namaz>>.
Quand Mehmet V (Reşat) monta sur le trône, succédant à son frère Abdülhamit II, lequel avait déserté Dolmabahçe pour vivre à Yıldız, le Palais de Dolmabahçe fut affecté à l’usage du souverain et aménagé en conséquence, c’est dans ce Palais que le Khédive d’Egypte Abbas Hilmi Pacha, le lendemain de l’avénement au Trône de Mehmet V y fut invité à un repas de gala.
Le Roi et la Reine de Bulgarie prirent part sous les toits dorés de ce même Palais à un festin offert en leur honneur. Les flambeaux d’argent, les fleurs rares, forment un surtout de choix, la vaisselle plate et les couverts en vermeil, valets de pied gantés de blanc, pantalons noirs tuniques rouges de la Musique Impériale executant les morceaux les plus choisis, tout cela formaient un ensemble qqui ravissait les centaines d’invités hommes et femmes aux habits et toilettes remarquables ayanr repondu à l’invitation de la Cour. Le salon à seux faces enfoui dans le silence est devenu Musée de Dolmabahçe.
BAINS DU SULTAN
Le Hamam du Sultan est situé au bout d’un couloir.
Dans la première chambre où le Sultan se débarrassait de ses vetêments avant de prendre son bain; on voit à gauche un tableau de Zonaro figurant des dames turques en caïque. Un peu plus en avant est placée une originale veilleuse, munie d’un globe terreste; une autres peinture signée Halil, orne le mur de droite. Un tapis de soie vert clair est une pièce unique. L’intérieur des pièces du Hamam sont toutes recouvertes de marbres rares, couleur jaune claire ou tabac, ce sont des places d’un albatre spécial, la coupole du hamam est piquée d’une multitude de verres, immenses cerclées de bronze, par où le jour pénètre.
GALERIE DES PORTRAITS
En quittant le hamam, on parvient à un salon-galerie, plein de portraits sur le mur de droite dans l’ordre suivant on voit: Mahmut II, L’Empereur François Joseph I, Abdülaziz, le Prince Consort Albert, La Reine Victoria, Murat V, le Roi Alexandre de Serbie (Obrenovitch) Abdülhamid II, Ferdinand Prince-Héritier d’Autriche-Hongrie. En sortant par la gauche se trouve le corridor du Harem, le côté gauche est couvert de tableaux; le côté droit forme une suite de fenêtres donnant sur le jardin, à notet à gauche une intéressante peinture de G. Washington, représentant des Bédouins. Il se trouve un autre corridor où est accroché une œuvre de l’artiste Zonaro: Vénise vue en 1895, sous un ciel ouvert, qui rappelle le genre d’Aiwazovsky. Ces jolies peintures, pour la plupart furent rapportées par le Sultan Abdülaziz de son vayage en Europe, le reste des œuvres picturales furent cedées par Aiwazovsky quand il fut admis en audience au Sérail.
|