Son palais fut cerné,côté mer par les navires de la flotte qui avaient braqué leurs cannons. Reveillé en sursaut, le Sultan s’entendit annoncer sa déchéance, pui on le conduisit selon son désir dans un modeste palais près d’Ortaköy en bordure de Bosphore.
Le lendemain matin, on le trouva inanimé les veines de l’avant-bras ouvertes avec une paire de ciseaux.
Murat V qui lui succède, fut détrôné trois mois après sur décision des ministres d’alors pour cause d’un déséquilibre mental. Son frère Aldülhamit monta alors sur le trône. Partisan de la monarchie absolue, soupçonneux de caractère, il éloigna de son entourage les hommes d’état de valeur. Un peu plus tard, il delaissa ce palais. Ayant fait édifier sur les hauteurs, au-milieu d’un beau parc de différents pavillons et demeurs constituant le Palais de Yıldız il s’y installa.
Après 36 ans d’un règne autoritaire et absolu, il fut également détrôné et remplacé par son frère Mehmet Reşat qui s’installa au Palais de Dolmabahçe revendu ainsi résidence impériale.
Mehmet IV son frère qui lui succèda sur le trône, à part son âge avancé, manquait d’experience et de prévoyance politique. Il dut s’incliner devant les envahisseurs qui occupèrent la territoire turque après la Première Guerre Mondiale, et quitter son pays sur un navire de gueerre britanique fuyant l’avance des troupes libératrices d’Anatolie.
Enfin AbdülMecid, qui n’était plus Sultan souverain, mais seulement Khalif, ne fit qu’hanter dans le palais de Dolmabahçe pour en sortie en 1924 et partir en exil.
Atatürk, fondateur de la République de Turquie transféra la capitale à Ankara où il s’installa dans une modeste villa. Lors de ses séjours à Istanbul, il se contentait d’occuper un simple chambre du Palais de Dolmabahçe, ıl affecta ce Sérail aux réunions des congrès natiaux et historiques et aux conférences internationales ainsi le congrès semi-mondial de l’Alliance Internationale de Tourisme de l’année 1930 réunis à Istanbul sur l’initiative de Reşit Saffet Atabinen .
Sous l’Empire Ottoman, le Palais eut pour hôtes impériaux et royaux; Prince of Wales (futur roi Edward VII), Prince Umberto (futur roi d’Italie), Prince Otton (futur roi de Bavère), l’Impératrice des Français Eugenie, épouse de Napoléon III venue rendre sa visite au Sultan Abdülaziz qui avait été officiellement reçu en France en 1868, François Joseph I, Empereur d’Autriche Hongrie; les Grands-ducs Constantin et Nicolas de Russie, le Kaiser Guillaume II, Ferdinand Roi de Bulgarie, Pierre Roi de Serbie, et Charles de Habsbourg, dernier Empereur d’Autriche Hongrie. Sous la république turque Rıza Pehlevi Shah d’Iran, Faysal roi d’Irak, Abdullah, Roi de Transjordanie, Amanullah Roi d’Afghanistan, et Edouard VII futur roi d’Angleterre, le roi de Yougoslavie Alexandre, et après la Deuxième Guerre Mondiale; Président de la République d’Allemagne Prof. Heuss, le roi d’Iraq Faysal, Président d’Indonésie Sokarno, Président de la République d’Italie Gronchi, Shah d’Iran et président GéNéral de Gaulle, assitèrent à de magnifiques receptions et soirés données enleur honneur dans les vastes salons.
VISITE DU PALAIS
Le Sérail possède deux entrées monumentales du côté de la terre, l’une d’elles se trouve sur le boulevard parallèle aux quais, l’autre sur la place de la mosquée et de la tour de l’Horloge.
LE JARDIN
Les allées de ce jardin sont recouvertes de sable fin et de gravier, avec d’élégants réverbères peints en blanc, les jalonent; des urnes aussi en marbre blacn piquées de plantes rares agrémentent le chemin un grand bassin fait face au Sérail les pins et autres conifères verts, gris, et bleus ainsi que des magnolias.
La construction du Palais entreprise en 1844 fut terminée en 1856. elle couta cinq millions de Livres Turques de l’époque (soit 175 millions de Dolars U.S.A.) ces chiffres montrent suffisamment ce que resprésentaient la splendeur et la somptuosité du Sérail qui contient 354 chambres et 25 grandes salles.
HALL D’ENTREE
Le Grand Lustre de cristal de baccarat qui pend au milieu du plafond et dont 36 autres modèles identiques garnissent différents appartement du Sérail, occupe à lui seul tout l’espace supérieur de l’immense hall; les dessus de cheminées recouvertes de plaques de cristaux, les hauts candélabres en cristal de baccara qui s’élèvent avec leurs 30 bougies chacun aux quatre coins de la salle, plus, deux petits lustres en cristal montés sur des trépieds copmlètent la garniture luminiuese du hall en face l’escalier qui mène à l’étage supérieur, est flanqué à droite et à gauche de deux grands vases, au centre de ce vaste hall sont posés d’autres vases ornés de dessins émanant de la Manufacture de Porcelaines de Yıldız, c.a.d fabriquées à Istanbul.
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