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PALAIS DE DOLMABAHÇE
Aperçu historique
On en dispose pas d’information précises sur le fait de savoir quels furent les édifices ornant primitivement les rivages de Dolmabahçe et quels transformations ils subirent au cours de deux siècles.
On sait que cependant que Dolmabahçe fut d’abord une baie qui s’étendait jusqu’au parc actuel de Küçükçiftlik, ctte baie fut comblée sous les regnes de Ahmet Ier et Osman Ier. Le jeune Osman s’addoanit aux jeux de javelot sur le terrain qu’il avait fait niveller. On apprend par ailleurs, de certaines sources étrangères, que, par la suite, d’autres souverains aimaient contempler, des fenêtres du palais donnant sur les jardins, les jeux de javelot, dénommés <<Cirit oyunu>>.
Evliya Çelebi, fameux par ses voyages et pérégrination parle d’un kiosque et d2un bassin qu’avait fait édifier Selim II. ce kiosque, dont la façade est recouverte de faïences, fut justement célèbre. Une enfilade de palais, construits en bois sur le rivage furent continuellement renouvellés au courd de deux siècles.
Quelques voyageurs de marque occidentaux, qui avaient été témoins de la splendeur des palais construits en bois pendant les dernières années que précedèrent leur disparition nous ont laissé des descriptions colorées et enthousiastes, ceci à l’encontre des sources locales, qui toujours négligèrent de fournir des détails au sujet des demeurs d’Istanbul.
Miss Pardoe, par exemple, admira non seulement la splendeur des palais en bois colorés et dorés, mais aussi l’éclatante verdure des arbres et fruitiers, des bosquets, des champs de maïs, qui, partant des hauts murs des palais, couvraient toute la vallée jusqu’à cimitiere d’Ayazpaşa. C’est dans cette vallée qu’eurent bien les rejouissances, organisées en plein-air conformément aux traditions nomadiques, pour célébrer le mariage de la Sultan Saliha, fille de Mahmut II, avec Halil Pacha. Les réjouissances durèrent deux semaines, les illuminations couvrirent le ciel de couleurs féeriques.
Egalement, dans l’année 1836 le mariage de Mihrümah Sultane avec Mehmed Said Pacha et en 1840 le mariage de la sœur de Abdülmecid I, Atiye Sultan avec Fethi Ahmet Pacha ont été célebrés dans cette vallée.
Le maréchal Moltke, qui n’était encore qu’un jeune officier pendant son séjour à Istanbul, donne dans ses lettres fameuses, des rensigments intéressants au sujet du palais de Dolmabahçe, sur le Bosphore, où il avait été reçu par le sultan Mahmut II. Selon Moltke, le sultan continuait à résider en ce palais, même pendant le saison d’hiver.
Racontant sa réception, Moltke note qu’il fut d’abord consuit dans la partie au Mabeyn, réservée aux réunions des dignitaires de l’état, laquelle était séparée du palais probabalement dit par un mur d’une grande hauteur. Après quelques entretiens avec les hauts fonctionnaires, Moltke fut conduit, par une porte latérale, à une cour entourée de murs sur ses trois côtés, ornée d’un bassin et munie d’épais grillages donnant sur la mer. Au fond de la cour un fort beau kiosque de trois étages, en bois, était réservé au sultan. Moltke note que le mobilier de ce kiosque dont la vue sur le Bosphore était magnifique, ne présentait aucun caractère de richesse ou d’opulence: les fauteils, les tables, les poêles, étaient de ceux que l’on pouvait trouver n’importe quelle demeure moyenne de l’Europe.
Lamartine, le grand poète et homme d’état français passa, en caïque, un matin de Mai de l’année 1833, devant les palais qui s’alignaient sur les rivages de Dolmabahçe. Il décrit les façades ornées de motifs floraux se réfletant sur les eaux, les plafonda dorés où trembolent et se reverbèrent les flots du rivage.
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Tel qu’on le voit aujourd’hui, le Palais de Dolmabahçe fut construit sur les ordres du sultan Abdülmecit, qui fit démolir les habitations en bois qui couvraient cette partie de rivage. Les publications, de ces quinze à vingt dernières années au sujet du palais et tout particulièrement les notes de H. Şehsuvaroğlu indiquent que les travaux d’achevement se situent entre 1853 et 1854. Or, l’écrivain français Théophile Geutier qui visita le palais en 1852 et s’entretint avec l’architecte Balyan, note, dans ses souvenirs, que les décorateurs turcs et étrangers chargés d’orner les salles n’avaient pas encore terminé leur tache, Gautier ajoute même qu’on l’avait reçu dans l’un des anciens édifices encore debout à cette époque, c’est-à-dire non encore démoli.
Un journal de l’époque, en l’année 1855 annonçait qur le palais du bord de l’eau de Sa Majesté le Sultan, construit à Beşiktaş, sera terminé Vendredi, 10 courant. On peut supposer que même au cas où la construction du palais fut effectivement terminée en 1855, le sultan jugea prudent de remettre à plus tard, une ponpeuse cérémonie d’inaufuration de ce couteux édifice, à une époque où se déroulait la guerre de Crimée. Par ailleurs un journal en langue française édité à Istanbul annonce que le sultan offrit en juillet 1856 un dîner en l’honneur du maréchal Pélissier, afin de fêter la fin des hostilités et d’inaugurer officiellement le nouveau palais. Au courd de ce dîner, qui réunissait cent trente convives et qui dura trois heures, trente sept sortes de plats furent offerts. Le Sultan remit au maréchal Pélissier une décoration ornée de pierres précieuses et en confia une autre à l’ambassadeur d’Angleterre, à destination du général Sir William Codrington, qui n’avait pu assister à la réception.
C’est ainsi que fut brilliamment inauguré le palais de Dolmabahçe, qui apportait par ailleurs un mode de vie nouveau dans les coutumes de la famille impériale. Sous l’influence de l’occident, on abandonnait définitivement le système de petits pavillons et kiosques, agrementés de jardin, de style national, système qui, en réalité s’appuyait sur les habitudes ancestrales de nomadisme.
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